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Petit guide pour les politiciens en herbe

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Salle des fêtes des Abeilles

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État d'Ostaria
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sam. 16 nov. 2019 13:28

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La salle des fêtes des Abeilles est la plus grande salle des fêtes d'Odail. Située idéalement au sud de la ville, elle peut être réservée à la mairie pour des événements divers.

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Christian Duroux
Président de l'Assemblée Nationale
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Enregistré le : mar. 19 mars 2019 16:38
Personnage : Principal

Parti politique

sam. 16 nov. 2019 15:11

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Toujours en tournée en Orbône, Christian Duroux s'était arrêté à Odail, la dernière ville avant la capitale ostarienne. Il avait fait en sorte que le réseau militant communique massivement à la population la tenue, dans la Salle des Abeilles, d'un grand dîner auquel étaient conviés tous ceux qui le souhaitaien − il était bien sûr nécessaire d'appeler le QG de campagne de la liste MUR à l'avance pour réserver des places. Les participants étaient invités à donner 15 O$ta pour l'organisation et le repas, ce qui était finalement peu cher payé pour ce qui les attendait. Le PLC et, surtout, le MUR en avaient les moyens.
Certains militants étaient déçus de ne pas pouvoir participer à l'événement, mais le QG leur assurera qu'ils seraient prioritaires dans les prochains cafés républicains, de plus petite ampleur, qui étaient organisés à l'échelle locale à toutes les élections.

À 15 heures, des militants volontaires du MUR et du PLC aidaient à la préparation de la salle. Des cuisiniers avaient commencé à s'activer dans une cuisine à proximité pour préparer les différents plats qui seraient proposés aux invités. Il y avait beaucoup de travail, car la droite voulait donner sa meilleure image à cette occasion. L'événement n'était pas particulièrement exceptionnel − les cafés républicains se tenaient régulièrement, avec plusieurs organisations différentes −, mais l'invité l'était, lui.

Le repas devait commencer à 20 heures. Les premiers arrivants furent présents vers 19 heures, et on les invita à prendre place. Petit à petit, ils furent de plus en plus nombreux à grignoter les divers petits biscuits et autres amuse-bouche qui étaient déjà disposés sur les tables, et renouvelés dès qu'ils manquaient. Un peu après 20 heures, la salle était à peu près complète, et Christian Duroux entra sous les applaudissements enthousiastes, car lui aussi mangerait dans la salle. Quelques personnes arriveraient en retard, deux ou trois ne viendraient pas du tout. On servit alors diverses boissons et on prépara un buffet d'entrées diverses et variés − charcuterie, salades, et d'autres encore.
Pendant toute la durée du repas, le candidat à l'élection législative devrait répondre aux questions des nombreux militants qui viendraient le saluer, lui serrer la main et lui demander un autographe ou, plus souvent, un selfie.

Plus tard, on remplaça les entrées par plusieurs plats différents. Les invités pouvaient se servir, à leur guise, de poulet, de bœuf, de veau, de poisson, de différents légumes verts, de pommes de terre, de riz, et quelques aliments supplémentaires. Lorsqu'un plat était vide, un nouveau arrivait de la cuisine, qui en avait préparé suffisamment − les restes seraient d'ailleurs donnés à l'Aide du Cœur, la fameuse association humanitaire créée par Louis de Lyset.

Puis il était venu le temps du dessert, où, une fois encore, les sympathisants avaient l'embarras du choix entre tartes, glaces ou gâteaux. Puis ce furent des cafés, des thés et des tisanes variées qui furent proposés.
Quelques minutes après que les desserts avaient été remplacés par les boissons chaudes, le même homme qui avait expliqué aux convives le déroulement de la soirée parla devant le public. Il annonça l'entrée imminente de Christian Duroux et exerça, en somme, sa fonction de chauffeur de salle.

Puis, sous les applaudissements enthousiastes des participants, Christian Duroux monta sur l'estrade à l'avant de la salle. Il prit le micro que lui tendit ledit chauffeur de salle, et parla de façon décontractée et souriante.


Christian Duroux : Bonjour à tous, en tout cas à ceux que je n'ai pas encore croisés pour l'instant ! J'espère que vous avez bien mangé !

Des bruits d'approbation divers se firent entendre.

Christian Duroux : Parfait. Avant tout, je tiens à remercier tous ceux sans lesquels ce dîner n'aurait pas pu avoir lieu. Je vous demande d'applaudir bien fort les cuisiniers ...

La salle applaudit.

Christian Duroux : ... et les nombreux militants qui ont participé à la mise en place de la salle.

Bis.

Christian Duroux : Je suis ravi d'être en votre compagnie, ce soir. J'ai pu parler à un certain nombre de personnes très sympathiques qui avaient des questions et des remarques très pertinentes sur ma campagne.

On m'a par exemple demandé pourquoi le Parti Libéral-Conservateur et le Mouvement Uni pour la République étaient encore deux partis politiques différents, alors qu'ils se présentent ensemble à de nombreuses élections. La réponse est simple : le MUR et le PLC ont des visions différentes du monde. Il serait trop long de détailler les points de divergence entre les deux partis, mais leur positionnement n'est pas identique sur les questions sociales ou encore sur les questions économiques.
Alors on m'a aussi demandé pourquoi le PLC et le MUR faisaient une liste commune, dans ce cas. La réponse, je l'ai déjà donnée. Nous faisons une liste commune pour plusieurs raisons. D'abord, nous voulons gouverner non pas tout seuls, comme le souhaite au contraire l'union de la gauche, mais avec le plus grand nombre de partis possible. Si l'Union Libérale ou la liste de monsieur Lafrance souhaitent se joindre à nous pour former un gouvernement, nous ne pourrons qu'être ravis, et ne serons pas, comme les communistes, dans notre coin, à jeter tout le monde dehors.
Il faut également bien percevoir l'enjeu. Si vous avez suivi les sondages de ces derniers jours, vous savez que notre liste et celle de l'extrême gauche sont au coude-à-coude. Comprenez bien que, tout seuls, le MUR et le PLC iraient vers une irrémédiable défaite. Ce n'est qu'ensemble que nous pouvons espérer garder Ostaria loin des rouges.

Car il ne faut pas se tromper : l'union de la gauche, c'est les communistes et associés. Il n'y a qu'à voir les projets qu'elle a sortis de son chapeau dès la formation d'un gouvernement, notamment la confiscation des terres des agriculteurs ostariens, ceux-là même qui, parfois, se les ont transmises de génération en génération. Les communistes ne comprennent pas la propriété privée, ils ne comprennent pas que l'on puisse s'attacher à un lieu, la région de son enfance. Ce qu'ils veulent, c'est tout balayer d'un revers de main, et j'ai peur qu'une partie des Ostariens ne le comprennent pas et voient la gauche comme une alternative crédible qui pourrait respecter les valeurs fondamentales de notre République.
Il est vraiment nécessaire que chacun d'entre nous se mobilise, dans quelques jours, lorsque nous devrons donner notre opinion sur la voie qu'empruntera Ostaria dans les 6 ans à venir. L'enjeu, c'est d'arriver en tête. Sinon, tout sera perdu et nous risquons de graves conséquences.

Merci à tous.

Il fut applaudi, puis retourna à sa place pour écouter les réactions motivées des militants et les encouragements renouvelés de ceux qui avaient pris part au dîner. Il resta une heure à discuter, puis à aider les mêmes militants qui avaient préparé la salle à la ranger et à la nettoyer, puis repartit avec eux, en les remerciant chaleureusement pour leur investissement.

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Pierre de Courçon
Député
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Enregistré le : mer. 7 août 2019 07:46
Personnage : Secondaire

mar. 19 nov. 2019 15:03

Complètement absent dans la presse durant la campagne, Pierre voulait un événement qui ferait parler des royalistes à la veille d’un scrutin qui s’annonçait terrible pour les monarchistes ostariens.

Mes chers amis,

Ils veulent que nous nous taisions. Ils estiment que l’absence de meetings est synonyme d’absence sur le terrain. Souate. Alors nous leur donnons ce qu’ils veulent : un grand meeting qui prouvera que nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Nous sommes aujourd’hui 6 à l’Assemblée pour défendre les idées royalistes pour lesquelles une part non négligeable de la population a voté.

Malheureusement, le Président Brétigny est parvenu à imposer son piège du bipartisme en instaurant la prime majoritaire. Ainsi, il instaure un système ressemblant de plus en plus à la Fédération Unie, où tout ce qui sort de la logique binaire n’ aucune chance d’exister. Nous voulons croire que chaque vote doit compter autant que les autres. Car aujourd’hui, voter UdG ou MUR, c’est apporter une voix dans deux scrutins différents : celui proportionnel et démocratique, et celui pour la prime majoritaire. Les autres listes ne peuvent participer qu’à un scrutin : le scrutin proportionnel. Autrement dit, le Président a réservé 63 sièges pour les deux principaux partis, 63 sièges volés à la démocratie.

Maintenant, il est important de connaître les motivations du Président de la République. Officiellement, une volonté de sortir le pays des diverses crises démocratiques que celui pourrait traverser. Autrement dit, éviter le situations de blocage gouvernementales. Mais quelles situations de blocage? On parle de celle où un gouvernement a 131 sièges à l’Assemblée, lorsque la majorité requise est à 126? Et d’ailleurs, si une liste fait 35%, cela signifie que près de deux tiers des électeurs n’ont pas souhaité apporté leur voix et, dans l’ancienne Constitution, il fallait chercher des alliés pour composer une majorité. Aujourd’hui, une liste rejetée par près des deux tiers de la population peut obtenir une majorité absolue et gouverner seule.

Alors oui, nous ne pouvons que regretter cette attitude du MUR qui, voyant sa chute inévitable, repousse sa mort en tentant d’instaurer un duel contre la gauche, au détriment des formations politiques qui, par leur présence, assurent un semblant de démocratie.

Nous ne vouons pas d’une démocratie à deux vitesses avec les places d’honneur, en l’occurrence 63 places réservées à l’avance par le MUR pour un duel anti-démocratique, et le reste du scrutin où les deux bélligérants de ce combat privés auront sûrement la grâce de laisser quelques sièges aux plus petites mouvances. Voilà la volonté du MUR, devenue réalité avec l’adoption de cette réforme constitutionnelle. Voilà cette démocratie deux poids deux mesures que nous devons combattre à tous les prix dans les urnes. Nous défendrons toujours la démocratie face aux prémices de l’autoritarisme.

Vive la démocratie! Vive Ostaria!


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