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Petit guide pour les politiciens en herbe

NOUS SOMMES EN L'AN 173

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Zénith de Condail

Maire :
Population :
4 986 234
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Alexandre de Bretigny
Président de la République d'Ostaria
Président de la République d'Ostaria
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Enregistré le : lun. 22 avr. 2019 10:46
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Parti politique

ven. 2 août 2019 23:40

La campagne à Condail se déroulait tranquillement et dans une atmosphère plutôt bon enfant. Les excellents scores du MUR dans la ville faisaient de Condail la première ville républicaine d’Ostaria. Le maire, Olivier Carlier, est un maire apprécié de tous et connu bien avant son arrivée à la première magistrature municipale. Directeur d’une des écoles élémentaires puis directeur du théatre municipal, cette figure du paysage culturel brifallois s’est engagée en politique aux dernières municipales et a été successivement élu maire puis député.

Mettant les petits plats dans les grands, la section locale de Condail organisa son grand meeting de campagne au Zénith de Condail, l’un des lieux sacrés de la ville ou le Président Plassel fut investi pour un second mandat à la présidence.

Plusieurs tractages informèrent la population du meeting du Maire et la section locale, l’une des plus nombreuses du pays avec plus de 12 000 membres se fit le relai informel de l’évènement.

La liste candidate accueillait également les alliés du PLC qui participaient déjà à la majorité municipale, le PLC local était présent et participe directement à la campagne. Tous étaient présents à la tribune d’un zénith comble. Le Secrétaire de Section ouvrit le meeting en invitant certains candidats-soutiens à prendre la parole avant d’appeler Olivier Carlier au pupitre.


Carlier : Bonsoir à tous !

Ce n’est pas une retrouvaille, on ne fait que se revoir ! Et cela me fait plaisir de voir que vous êtes très nombreux à vous êtes déplacés ce soir ! Merci !

Ce mandat a été une grande et belle aventure pour moi ! Et c’est avec ardeur que je me suis investi dans ces nouvelles fonctions. Comme dans les autres villes, l’heure était à la reconstruction et à la fortification de nos acquis démocratiques. Le développement de la démocratie locale avec la délégation limitée concédée aux conseils de quartiers s’est avéré être un investissement payant.

La ville de Condail est également l’une des villes ostariennes ou la situation des écoles élémentaires est la plus satisfaisante, nos professeurs sont présents en nombre suffisants dans des locaux accueillants. Nos élèves sont très bien situés dans les classements nationaux et bon nombre d’entre eux partant faire leurs études, reviennent dans notre belle cité. C’est bien là, la preuve de notre réussite !

Notre centre d’action sociale est également un excellent outil au service de la politique sociale de la ville. Avec la collaboration bienveillante des commerçants de la villes et des grandes surfaces, nous récupérons une très grandes partie de denrées alimentaires, de vêtements et de livres mis à la disposition des familles précaires dans les épiceries sociales de la villes dont la cinquième antenne ouvrira l’an prochain. Sans développer de pression fiscale locale supplémentaires, la municipalité de Condail a réussi a faire le lien et a aider les citoyens les plus pauvres de la ville. Nous proposons de développer le réseau des épiceries municipales et d’envisager les possibilité d’un soutien régional ou national.

La ville de Condail a une place historique dans notre cœur mais dans celui de tous les ostariens, c’est ici que le gouvernement s’est réfugié lors de la prise de Lunont. La ville a également été un bastion de la résistance et en cela, nous avons essayé de maintenir la flamme du souvenir de cette période troublée. Les annonces du gouvernement sur les questions de mémoire m’ont interpellé, je pense que nous pourrions déjà agir à notre niveau pour faire reconnaître et connaître l’histoire de notre pays. Nous mettrons donc en place une fête de la République et une Commémoration du Souvenir de la Résistance.

Sur le terrain de la démarche écologique, la municipalité souhaite engager la ville vers une écologie appliquée douce et libre. Cela en appliquant des solutions impliquant un minimum de contraintes sur le mode de vie. Nous proposons donc de piétoniser l’hyper-centre de la ville en accompagnant la démarche d’une gratuité des transports locaux à l’intérieur de Condail pour les résidents et les personnes travaillant en ville.

La centrale d’achat des cantines et restaurants scolaires subira des modification dans ses capacités de stockage et de consevations. Elle aura pour objectif de s’approvisionner via les circuits courts et pourra envisager de développer une production locale d’appoint pour les produits agricoles les plus difficiles à trouver.

Les Républicains ne sont pas les oppresseurs sans cœurs que les anciens criminels du MAP veulent essayer de faire croire. Ils sont d’ailleurs bien les derniers à pouvoir fustiger qui que ce soit ! Nous sommes au service d’un développement local progressif et mutuellement profitable. Nous n’avons nul besoin de déprécier tout ce qui a été fait, nous n’exigeons pas l’impossible pour amener vos voix, nous agissons au plus près et au plus juste.

Pour cela, pour tout ce chemin déjà parcouru ensemble et le bel avenir qui nous attends, je vous encourage à voter en faveur de l’union des républicains et des libéraux conservateurs !

Je vous remercie !


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Julien Chastain
Député
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Enregistré le : dim. 31 mars 2019 20:20
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Parti politique

mar. 6 août 2019 16:52

Jeanne Landin : Chers camarades, je vais utiliser ce second meeting pour répondre au maire carlier qui s'est réveillé étonnamment.

Ce maire se vante d'un bilan positif, mais où est-il ? Où sont les résultats ? Les décrets municipaux ? Où est le conseil municipal ? Qui le compose ? Qui sont les délégués municipaux ? ça, Monsieur le maire ne nous en a jamais tenu au courant et son action est invisible aux yeux de la population. Pour ainsi dire, son action est inactive et il essaye de vous convaincre du contraire, il n'est que le chantre de la majorité et comme à son habitude ne fait que de belles promesses sans les tenir, il propose monts et merveilles sans jamais alourdir le budget de la ville.
Il propose écologisme sans dépense, social sans dépense, il vous vend du rêve sans rien faire et vous fait croire qu'il s'y mettra et qu'il le fera sans dépenser un kopeck ! Il n'y a pas plus menteur et intéressé en politique.

Nous, communistes, nous ne vous mentons pas. Oui nous ferons beaucoup, mais oui vous devrez également beaucoup faire, nous n'avons rien sans rien comme dit le dicton. Alors oui, il faudra augmenter le budget municipal, oui il faudra investir l'avenir et pour ce faire dépenser plus et taxer plus conséquemment. Nos mesures écologiques ne seront pas de la gnognotte pour attirer les progressistes, nous ne voulons pas d'une politique écologiste consensuelle mais d'une politique écologique dure car les temps pour la planète sont durs et que l'effort doit être commun. Quand il s'agit de l'avenir, nous n'hésitons pas à mener une politique dure et obligatoire. Les solutions impliquant un minimum de contraintes sur le mode de vie sont des mensonges ! Il ne faut pas changer à peine ses habitudes quand l'on sait que le capitalisme depuis des siècles use tout ce qu'il peut et oblige les citoyens à vivre avec trop. Notre objectif ça sera à notre niveau de se débarrasser du trop. Supprimer les voitures de toute la ville n'est pas de trop ; mais pas encore assez.
Oui c'est dur de le dire, mais nous avons été habitué à vivre selon un mode de vie malsain et superflu, nous devrons perdre ce qu'ils appellent du "confort", se jeter dans l'inconnu et vivre différemment si nous voulons changer quelque chose ! Les petites manières de notre maire, sont menteuses et évidemment futiles. Le "green-washing" du MUR est plus que visible et son écologisme n'est que superficielle. Il ne va pas renoncer aux soi disant progrès de l'humanité qui polluent et saccagent notre planète, bien au contraire, il compte encore les utiliser et pour longtemps.

Et après, le MUR vous dira qu'on les traite de terroristes. Cherchez un seul discours où cela fut dit ! Nous n'affirmons que ce qui est vraiment : ils sont du parti des profiteurs, des exploiteurs et oppresseurs de l'économie. Ils favorisent ceux-là et n'iront jamais dans l'intérêt commun c'est à dire collectif et individuel que pour faire bonne figure.

Ne vous faîtes pas avoir encore une fois, votez pour l'union de la gauche pour avoir une mairie active, qui agit publiquement, qui affiche son travail, ses avancées, ses conseils municipaux, pour une mairie transparente et à l'écoute de ses citoyens !

Votez pour l'Union de la Gauche ! Votez pour le RSE, Votez pour le PCO !

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Gaëlle Moreau
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Parti politique

mer. 4 sept. 2019 19:13

04/09/168 : Meeting de Gaëlle Moreau au Zénith de Condail

Pour son premier meeting de campagne présidentielle, Gaëlle Moreau avait visé haut en sélectionnant cette grande salle de la capitale brifallienne. Pour la remplir, des dizaines de bus avaient été affrétés de tout le pays, et le déplacement bien-sûr offert. L'objectif de communication ce soir était ouvertement de montrer l'image d'un parti qui sait rassembler les foules, bien loin de l'aspect marginal qui lui collait auparavant à la peau. Le Mouvement National se devait de montrer qu'il était entré dans une toute nouvelle dimension, celle d'un parti politique de premier plan.

Une palanquée d'invités locaux avait été prévue pour l'occasion : des entrepreneurs, des ouvriers, des fonctionnaires ou encore des artisans. L'objectif était de démontrer que le Mouvement National est capable de rassembler au-delà de sa base électorale réactionnaire. Tous ces invités se sont donc vus offrir la possibilité d'intervenir devant toute la salle pour évoquer leurs problèmes du quotidien. Une astucieuse manière de les mettre en lien avec les solutions proposés par le Mouvement National via son programme présidentiel.

Une fois ces différentes interventions réalisées, ce fut au tour de la candidate, Gaëlle Moreau, de prendre la parole sous l'ovation du public.


Mes chers amis,

C'est un réel plaisir d'être ici ce soir à Condail, devant une salle bondée, pour introduire officiellement mon projet présidentiel ! Vraiment, vous assurez. Nous montrons ainsi au pays entier que nous ne sommes pas le parti marginal qu'ont voulu nous vendre les médias. Non, le Mouvement National est l'un des partis principaux du pays : il faudra composer avec nous dans l'avenir ! Le message est passé !

[standing ovation]

C'est vrai, nous avons commis des erreurs par le passé. Des erreurs que nous avons, en plus, reproduites à plusieurs reprises. À cause de cela, aujourd'hui, l'électorat nationaliste n'est pas représenté au sein des représentations politiques du pays. Et ça, ce n'est pas acceptable. Nous ne sommes pas marginaux, nous sommes juste une majorité endormie. Et mon rôle, c'est de la réveiller, cette majorité endormie. Ces élections vont marquer l'entrée de notre famille politique dans une nouvelle dimension. Nos adversaires et partenaires potentiels ne pourront plus faire sans nous considérer. Et ça, c'est le plus important !

[applaudissements]

Car oui, le projet que je porte, notre projet, est le meilleur pour notre pays. Comme l'indique si bien le slogan officiel du slogan : choisissons Ostaria ! Notre projet est conçu par et pour les Ostariens. Nous croyons que le rôle d'un Président de la République est de servir son peuple avant les autres. C'est exactement cette philosophie que nous avons adoptée au moment de rédiger le programme.

[applaudissements]

Alors bien-sûr, nous n'ôterons pas à la majorité sortante le travail qu'elle a pu réaliser. Nous n'ambitionnons pas de revenir sur tout, notre offre est plutôt de constituer un prolongement à ce qui a été réalisé par Monsieur Plassel et son parti. Un prolongement qu'aujourd'hui, le MUR et le PLC ne semblent pas décidés à réaliser. C'est tout le problème des partis du système : il faut rester dans le politiquement correct, ne jamais sortir des cases. Face à cela, le Mouvement National adopte une posture totalement décomplexée. Nous irons au bout de nos idées et de nos idéaux !

[longue ovation]

Face à une droite classique hésitante et aux atermoiements de la gauche la plus stupide du monde, nous pouvons réellement, chers amis, constituer une réelle troisième voie politique. Contrairement à nos adversaires, nous ne sommes asservis par aucun lobby ni envahis par un besoin constant de plaire coûte que coûte à une petite catégorie de la population. Notre projet est global : c'est celui de tous les Saphyriens. Et celui, surtout, qui saura porter le coup fatal à ceux qui veulent leur porter atteinte. Cette campagne sera longue, je le sais. Mais je compte sur votre mobilisation à toutes et tous pour mener notre projet le plus haut possible. Vous le méritez, nous le méritons.

Les Nationalistes sont de retour ! Sus à tous nos ennemis, on arrive !

[standing ovation, la candidate du MN prend le temps de saluer longuement la foule puis quitte la scène]


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Albert Riccardo
Vice-Président de l'Assemblée
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Parti politique

ven. 6 sept. 2019 22:34

Albert avait réuni ses partisans dans ce Zénith, fort de sondages prometteurs dans ce début de campagne.

Riccardo : Mes chers amis,

Ils croyaient le centre mort, aspiré entre une gauche requinquée et une droite surpuissante. Sommes nous finis? Est-on condamné à soutenir le MUR pour une énième victoire de ce dernier. Après notre éclatante victoire aux municipales de 163, notre parti a entamé un long déclin. Nous avons même fait le choix de faire l’impasse sur les dernières municipales pour réserver nos fonds et notre énergie aux campagnes nationales comme celle qui se joue aujourd’hui. Je vous promets une chose mes amis, les jours centristes seront plus beau qu’ils ne l’étaient ces dernières années. Car nous avons une chance d’être au second tour de cette élection présidentielle.

Nous sommes les seuls à proposer un libéralisme modéré mais conscient des enjeux sociaux et environnementaux. Nous proposons de mettre en place un salaire minimum à 900 O$ta mensuels, pour que travailler ait du sens. Nous voulons dans le même temps libérer les entreprises d’un certain nombre de charges qui freinent l’économie et l’emploi. Les entreprises ne doivent pas être les boucs émissaires de la classe politique. Ce sont les entreprises qui créent la richesse et les emplois, pourquoi sont elles à ce point méprisées?

Je vais enfin proposer une politique audacieuse en matière d’environnement. A nouveau, nous devons engager une transformation de notre modèle de production, sans pour autant exclure les entreprises des concertations. Les transformations se feront avec chacun dans cette société qui a la volonté de progresser. Tout entrepreneur soucieux de ne pas laisser passer le train sans monter dedans aura une place à bord. Plus il y aura d’union, mieux la voix sera dégagée et facile.

Nous nous opposons aussi au conservatisme sociétal. Il y a quelques années, le gouvernement Brétigny a assuré l’égalité devant la loi de tous les couples. Cette avancée majeure était indispensable. Mais ce gouvernement était bloqué par son alliance avec les conservateurs. Nous, progressistes, pourront davantage agir pour continuer de vers évoluer notre société. Nous sommes favorables à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes car aujourd’hui, partout dans le monde, le sens de l’histoire est au progrès. En Hadrianie notamment les partis conservateurs ont subi un lourd revers dans les urnes lors des dernières élections. Faisons le souhait pour Ostaria que le sort soit le même pour les conservateurs ostariens.

Alors que la vie politique se polarise et recule de plus en plus vers les extrêmes, vous avez le pouvoir de rejoindre un grand pôle centriste pour remporter cette élection puis construire une majorité de gouvernement. A tous les modérés de ce pays, pris entre le MUR et la gauche, n’hésitez plus, Les Démocrates sont de retour pour porter cette voix que vous attendez depuis si longtemps. Alors le 18 septembre prochain, ne vous y trompez pas, votez LD, votez modéré!

Vive la République! Et vive Ostaria!

Député Union Libérale de Tuse
Vice-Président de l'Union Libérale

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Julien Chastain
Député
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Enregistré le : dim. 31 mars 2019 20:20
Personnage : Principal

Parti politique

dim. 8 sept. 2019 21:42

Après avoir tracté la matinée, Julien Chastain avait finit par commencer son discours tôt dans l'après-midi pour pouvoir ensuite se rendre à Lunont pour tenir un autre discours le soir même. Le zénith de Condail était plein à craquer, sans doute également que beaucoup de spectateurs venaient d'ailleurs mais qu'importe, cela aurait été impossible il y a seulement deux ans et c'était déjà une grande victoire pour la Gauche que d'afficher des zéniths pleins chaque jour.

Julien Chastain : Bonjour camarades de la grande fraternité socialiste !

L'Union de la Gauche semble faire de plus en plus peur au Premier Ministre et candidat favori. Candidat favori pour l'instant selon le dernier sondage ! Pour la première fois, il semblerait que le MUR soit contraint à un second tour grâce à l'effort de la Gauche. Parce que ce parti-là ne pouvait pas gouverner toujours en dépit d'un manque de convictions et d'un cruel manque d'action gouvernementale. Vous voulez un exemple de l'incapacité du parti présidentielle, parlementaire et municipal majoritaire ? Prenons un exemple. Suite aux grèves des agriculteurs qui se sont déroulées, il y a de cela deux ans, le Premier Ministre qui tente aujourd'hui de monter d'un grade a promis d'agir pour les agriculteurs par une réforme agraire, par la dépossession des traîtres et par la vente à bas prix de ces terres agricoles ou arables. Cette promesse a fait tourner court les revendications des agriculteurs qui se sont remis au travail, d'une part parce qu'ils doivent vivre, d'une autre parce qu'ils croyaient le gouvernement au travail. Force est de constater que les revendications des agriculteurs n'ont pas été entendues et qu'il n'est pas pour Alexandre de Brétigny, temps de régler ce problème alors que les agriculteurs s'endettent toujours plus.

Le jour où les agriculteurs seront tant endettés qu'ils ne pourront plus acheter ce qu'il leur est nécessaire pour cultiver la terre, que ce soient les graines, les produits phytosanitaires que la concurrence déloyale étrangère leur oblige à utiliser en masse au grand malheur de l'environnement et de notre santé, les machines agricoles coûteuses mais nécessaires pour faire face à la concurrence étrangère de nouveau, ou bien l'eau pour faire face tout simplement à la sécheresse de leur terre, ou le terreau pour faire face à l'appauvrissement de leur terre du fait de l'usage intensif de machines agricoles et de produits phytosanitaires. Eh bien quand ces agriculteurs ne pourront plus cultiver faut de moyens, Ostaria sera dans une misère noire du fait de l'inaction gouvernementale. Face à cela, les communistes avaient déjà proposé de partager la terre et les moyens de production par un organisme indépendant de l'état qui aurait besoin du consentement de chaque agriculteur, en première phase. Cela a été rejeté par un gouvernement qui n'a rien fait. Toute autre tentative aurait été vaine, et nous le savons.

Cependant à Menargues, où l'Union de la Gauche a triomphé de la pensée unique qui a ravagé les villes tel un fléau pathologique, à Menargues nous aidons les agriculteurs comme tous les autres avec un salaire pour les plus pauvres, avec des tickets à la consommation sur les productions locales, agricoles comprises. Nous permettons donc aux agriculteurs à la fois d'augmenter leurs prix et à la fois de percevoir des aides supplémentaires pour arrondir leur fin de mois. En leur garantissant que leurs productions locales soient achetés inconditionnellement grâce à nos tickets à la consommation, nous leur permettons de pouvoir cultiver mieux la terre, sans se soucier de la concurrence déloyale des fermes du monde qui produisent intensivement et qui ont mis depuis longtemps le progrès technique et technologique à leur botte, ainsi que le fait toujours le grand capital quand il s'agit d'écraser les petits commerçants qui ont le toupet de produire à échelle humaine, sainement et respectueusement. Avec une simple municipalité, nous avons aidé des agriculteurs à se désendetter et à améliorer leur agriculture, ce que le MUR avec toutes les autres municipalités, les régions et l'état, n'a jamais réussi à faire et ne s'est jamais donné la peine de faire.

Il y a un réel mépris de la part du MUR envers ceux qui souffrent, car le MUR est un parti bourgeois qui se préoccupe plus de la croissance que de la répartition des richesses et que de la lutte contre la misère. Il ne faut pas oublier que le seul parti qui ait jamais proposé une augmentation des aides sociales, qui ait jamais proposé un code du travail avec des moyens de défense des travailleurs par les travailleurs eux-mêmes et pour les travailleurs, le seul parti qui ait jamais mené une lutte du côté des minorités c'est le parti populaires qu'est l'Union de la Gauche. Aussi bien le Rassemblement Socialiste et Ecologiste que le Parti Communiste ont toujours été du côté des plus faibles. Aussi quand ce sont nos agriculteurs qu'ont agresse et qu'on traîne dans la boue, nous ne pouvons supporter l'inactivité de l'état, des régions et des villes ; et leur profond mépris vis-à-vis des gens qui cultivent la terre et qui nourrissent notre population à leurs dépens puisque ceux-ci en sont au point où les prix de vente de leurs productions ne suffisent pas à recouvrir leur endettement. Endettement causé par les lois du marché et le libéralisme ainsi que la politique industrielle du MUR qui a incité les agriculteurs à s'équiper en machines et en produits phytosanitaires sans soutenir ceux-ci, qui ont été victimes et pris au piège d'une véritable machination qui sert aujourd'hui le grand capital mondial. Même si le but recherché du MUR n'a pas été d'appauvrir et de jeter dans la misère nos agriculteurs en favorisant le productivisme agricole et l'agriculture surintensive, ce parti a grandement manqué de clairvoyance et de capacité de prévision dans ses actes. Sa responsabilité dans les problèmes majeurs de notre pays est évidente et ceux-ci ne cherchent même pas à réparer leurs erreurs comme nous le prouve de Brétigny qui préfère mener campagne pour défendre un bilan exécrable du fait d'un gouvernement absent qui a laissé s'entasser les dossiers sans s'en préoccuper ; il préfère mener campagne que régler les problèmes auxquels tout un chacun fait face quotidiennement.

L'irresponsabilité du MUR a pourtant permis à celui-ci de se maintenir au pouvoir car il y avait toujours quelqu'un d'autres à accuser. Un jour c'était les conservateurs, un jour les libéraux, un autre les carmélistes, le suivant les écosocialistes. Sauf qu'aujourd'hui, il est clair que le gouvernement a toujours eu les pleins pouvoirs pour agir librement et indépendamment de tout autre parti et qu'avec une majorité absolue, celui-ci n'a jamais agit comme il aurait dû. L'Union de la Gauche, elle, a déjà agit et propose concrètement d'agir plus. D'une part, nous souhaitons accompagner les agriculteurs vers une nouvelle agriculture saine, et ce par la subvention de l'agriculture biologique et la taxation de l'agriculture conventionnelle, la troisième année de mandat. Pourquoi la troisième année ? Parce que nos agriculteurs sont déjà endettés et surendettés, et nous devons leur permettre d'évoluer sans sanction les premières années. Si au bout de trois ans, malgré les mains tendues, des agriculteurs souhaitent continuer une agriculture sans éthique, nous ne leur ôterons pas ce droit, mais nous les taxerons fortement parce que nous sommes du parti de la planète, pas celui du profit. De plus, pour l'agriculture, nous avons proposé de mutualiser les moyens de production agricoles pour qu'une machine puisse suffire à plusieurs champs et donc réduire l'impact écologique de l'industrialisation de l'agriculture. Nous réduirons donc les besoins matériels de l'agriculture ostarienne avant de les supprimer complètement par des alternatives responsables au terme du premier plan quinquennal de l'environnement qui subventionnera et contraindra les agriculteurs à suivre une nouvelle voie. Je dis contraindre mais pour nos agriculteurs endettés, empoisonnés par leurs produits, ruinés physiquement par l'usage de machines terribles, ce ne sera pas une contrainte que d'abandonner ce qui leur gâche la vie, mais ça sera une libération !

De plus, par la théorie agro-écologique nous intégrerons l'agriculture au sein d'un circuit naturel que nous remettrons en place. Premièrement nous réutiliserons les déchets humains. Pour cela, nous favoriserons la création de toilettes sèches pour récupérer les déchets humains, que nous ferons composter et qui seront ensuite récupérés par les agriculteurs gratuitement pour féconder la terre après qu'elle ait été appauvrie complètement par l'usage répété et intensif de produits phytosanitaires qui ont rendu la terre exsangue après l'avoir purgé de sa richesse pour donner l'illusion d'une abondance nouvelle. Eh bien non, la terre ce n'est pas un générateur potentiel de ressources exponentielles, la terre est finie et se régénère avec du temps, pas des produits chimiques. C'est une réalité qui échappe complètement aux dirigeants actuels et que nous allons faire comprendre pour peu que l'électorat comprenne cette nécessite et aille voter pour le front populaire et environnemental que je représente, que ce soit à la présidentielle ou aux législatives.
Le cercle vertueux agro-écologique ne s'arrête pas là, puisque les déchets agricoles seront également utilisés d'une part pour être compostés pour ce qui est compostable, d'une autre pour servir à créer de l'énergie électrique par biomasse et création de biogaz, d'une dernière part pour la production de biomatériaux, comme le bioplastique qui peut remplacer le plastique lorsque nous éprouvons le besoin d'avoir des objets de cette matière. Prenons le matériel médical. En se servant de certains déchets agricoles, nous pourrions avoir du matériel médical en bioplastique et ainsi, allier utilité sanitaire et nécessité environnementale. La partition de l'économie en secteurs définis et arrêtés comme l'a obligé l'Organisation Scientifique du Travail en incluant la division du travail. Les égouts sont les égouts, l'agriculture c'est l'agriculture, l'énergie c'est l'énergie et la chimie c'est la chimie. Aujourd'hui voilà comment pensent et réfléchissent la classe bourgeoise au pouvoir, sans se douter un seul instant qu'il y a d'autres moyens de faire. La classe trop sûre d'elle et de son modèle productiviste n'essayera jamais d'aller dans l'intérêt commun et de réconcilier la société en abolissant la division du travail pour redonner un sens aux productions ostariennes.

Vous l'aurez compris, encore une fois, l'Union de la Gauche cherche à réparer les blessures ouvertes par le capitalisme depuis des siècles en se rapprochant du concret, du réel et en indexant l'économie au besoin plutôt qu'au profit pour aider les populations à mieux vivre. Et nos aides toucheront les consommateurs comme les producteurs que sont les agriculteurs, pour un agriculture plus saine pour les consommateurs mais surtout pour les agriculteurs car ils sont les premiers touchés par les produits phytosanitaires, les machines agricoles, etc, etc.
Nous sommes la parti du progrès qui abandonne les maux de la société. Ce n'est pas parce qu'on a découvert quelque chose, qu'il faut nécessairement le garder si ça tue nos travailleurs et ça appauvrit nos terres.

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Albert Riccardo
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sam. 14 sept. 2019 21:02

Albert était venu pour un grand meeting dans cette fin de campagne. Il voulait intensifier sa campagne dans les derniers jours, avec toujours l'espoir de se qualifier pour le second tour. Condail était une ville où la majorité avait réalisé un de ses meilleurs scores lors des municipales. Il venait donc chasser en terre droitière.

Riccardo : Mes chers amis,

Merci de cette démonstration de force que vous permettez. Le centre est encore vivant, il se relève et nous pouvons au soir du premier tour, créer la surprise en nous qualifiant pour le second tour.

Car nous sommes le vote le plus rassembleur dans cette élection. Alors à tous les modérés de ce pays : voulez-vous un choix trop polarisé le soir du premier tour? Voulez-vous d'un duel entre les chefs de la majorité et de l'opposition? J'en doute. Pour une vois forte, raisonnable et juste, il n'y a qu'un vote : le vote centriste.

Mais la candidature que je porte devant vous est mise à mal. Aujourd'hui, Charles Endros a décidé de se mettre à l'écart de la démarche de rassemblement de notre mouvement en se portant candidat à l'élection présidentielle, sans concourir au préalable au processus démocratique interne. Il a fait ce choix, nous avons du en tirer les conclusions et il n'est plus membre de notre famille politique. Il est le seul candidat présent dans cette élection à avoir été débouté par les urnes lors des municipales. Alors ne faites pas le choix d'un candidat illégitime. Faites le choix d'un candidat centriste au service de vos idées.

Cependant, la candidature de Charles Endros n'est pas la seule à donner une pitoyable image du monde politique. En effet, un autre candidat a jugé bon de venir ajouter à cette élection son grain de ridicule. Thomas Ftantchet, sorti de justesse du lycée et qui n'a jamais travaillé de sa vie, ni même fait d'études supérieurs, vient nous expliquer comment diriger un pays. Je lui dis polimment, mon jeune ami, avant les discours, on travaille. Après sa prestation télévisée ridicule contre le candidat Chastain, on pouvait attendre de grandes mesures pour l'économie. Et bien non, aucune! Juste une abolition de la propriété, voilà son programme! Même Julien Chastain ne propose pas une telle affamie. Thomas Ftantchet est une honte pour le débat public ostarien.

Car nous, nous avons un programme dont nous pouvons être fiers. Nous soutiendrons l'économie locale avec des investissements annuels de 1,5 milliards d'O$ta. Nous allons créer un équilibre nouveau entre les employeurs et les salariés dans les décisions publiques pour chacun donne son avis et que l'avis de tous puisse être pris en compte dans le processus de fabrication de la loi.

Car c'est une question démocratique que celle du poids des lobbys. Les lobbys sont indispensables pour que nous puissions rester connectés avec le peuple, les associations ou encore les entreprises. Nous devons largement consulter les lobbys sans pour autant leur laisser décider à la place des élus de la nation.

Alors pour une République qui s'assume contre les dangereux candidats qui la menacent, il n'y a qu'un vote : le vote démocrate. Je serai le président de tous, le président de la République, et non pas le président de ma base électorale. Nous allons rassembler les ostariens autour d'une candidature modéré : la notre! Alors le 18 septembre ne vous trompez pas, votez modéré, votez démocrate pour remettre Ostaria en Avant!

Vive la République! Vive Ostaria!

Député Union Libérale de Tuse
Vice-Président de l'Union Libérale

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Julien Chastain
Député
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sam. 21 sept. 2019 22:07

Julien Chastain après avoir tracté dans six petits villages près de Cantrac et Londal était "monté" à la capitale de Brifalle, région qui lui avait fait défaut lors du premier tour des élections présidentielles. Il venait pour défendre haut et fort les idées de la gauche face à la droite. Région plutôt à droite, il fallait convaincre et rassurer sur un thème cher à la droite et à la droite de la droite : l'immigration.
De plus, Pierre Jourdan, venait justement de le tacler à ce sujet à Nour.


Julien Chastain : Camarades ! Citoyens !

Dernièrement un discours du Ministre invisible Jourdan m'a attaqué sur la question migratoire. Il est déplorable de voir à quel point, Monsieur de Brétigny joue le jeu de l'extrême-droite en envoyant discourir son ministre sur ce thème phare de Mme.Moreau pour tenter d'apprivoiser les électeurs de la droite la plus dure. Alors que ce candidat se voulait être le candidat qui rassure contre la montée de la gauche, le voilà qui joue sur toutes les peurs possibles et inimaginables. Les carmélistes, les étrangers en hordes entières. C'est cela, la nouvelle rhétorique du MUR.
Le MUR, ce parti républicain, humaniste est-il tombé si bas dans son inaction et son impossibilité à résoudre les problèmes qu'il doit invoquer des ennemis extérieurs et intérieurs pour leur mettre sur leur dos, la culpabilité de leur inefficacité ? Le MUR n'a t-il pas accusé l'opposition de l'inaction parlementaire alors que le MUR a toujours eu la majorité absolue et un nombre de députés suffisant pour réécrire toutes les lois de notre pays ? Cette majorité permanente n'a t-elle pas eu tous les pouvoirs diplomatiques, sociaux et économiques pour résoudre le problème migratoire, alors pourquoi ce serait toujours la faute de ces pauvres gens qui n'ont rien demandé sinon qu'à vivre décemment, qui n'ont aucun pouvoir alors que le pouvoir, lui, n'a jamais rien fait pour eux ?

Ma solution est simple : On ouvre les frontières. Oui vous avez bien entendu on ouvre les frontières. Comme on a obligé et on oblige encore les pays les plus démunis à ouvrir leurs frontières aux touristes ostariens. Jamais un pays n'a refusé qu'un touriste vienne détruire l'environnement et la nature dans son pays, jamais un pays n'a fermé ses portes aux ostariens en vacances. Pourquoi fermerions nous nos portes à leur nez quand c'est eux qui viennent ? Eux ne viennent pas pour jeter leur déchet sur nos plages comme nos touristes, ils ne viennent pas pour profiter de leurs vacances, ils viennent parce que leur vie voire leur survie en dépend. Parce que chez eux, ça pue la haine et la torture, la guerre et le malheur. Parce que là-bas ça dégouline d'injustices, de répressions et de coercitions. Pourquoi toujours ce serait le billet de banque, le passeport et jamais les larmes ? Pourquoi plutôt les riches que les malheureux ? Nous n'avons pas la capacité d'accueillir toute la misère du monde, mais croyez-moi, ce n'est pas toute la misère du monde qui viendra aux portes d'Ostaria. Les premiers pays d'accueil sont les pays frontaliers des pays malheureux. Nous, à une traversée souvent fatale de bateau, nous ne sommes qu'un port lointain pour la misère du monde.
Vous remarquerez que ces menteurs gouvernementaux, ne s'avisent jamais de dévoiler les chiffres avec lesquels ils travaillent sur l'immigration. Parce qu'ils savent que toute estimation leur donnerait tort alors ils parlent sans donner de statistiques, car les chiffres sont têtus et leur donne tort. Une fois au gouvernement, je donnerais les chiffres des gens aux portes d'Ostaria, que les chiffres, seulement les chiffres et je prouverais ainsi à ces gens-là qu'ils ont tort et qu'ils ont menti en leur âme et conscience.

Mon projet n'est pas fou. Renseignez-vous sur le nombre de logements vacants, allez voir combien de villages ont été vidés de leurs habitants, allez voir les habitations exsangues qui n'attendent que des familles pour les habiter. Nous avons une capacité d'accueil immense et nous avons une richesse suffisante pour subvenir aux besoins des plus démunis d'Ostaria et de ceux qui viennent, mais à cause de l'enrichissement phénoménal d'une élite, cet argent qui suffirait à combattre la misère pour un monde un peu meilleur est rangé dans les coffres forts ou "investi" ou caché dans des paradis fiscaux à seule fin de s'enrichir encore plus. C'est un choix que d'être l'artisan d'un monde meilleur mais hélas, il me semble que ce choix déplaît à la majorité absolue qui n'est plus très absolue, ni très majoritaire selon les dernières élections.
L'utopie qui tombe en miettes à la première secousse, ce n'est pas un monde qui rénove plutôt qu'abandonner ses logements, ce n'est pas un monde qui tend la main au naufragé plutôt que celui qui laisse couler les hommes devant ses portes sans y prêter attention. L'utopie c'est celle qui pense qu'on va pouvoir puiser éternellement les ressources de la terre, qu'on pourra toujours plus exploiter les hommes pour dégager toujours plus de profit, c'est ce monde qui songe à son développement en croyant que tout le malheur autour ne l'importe pas. L'utopie c'est de croire qu'une société puisse se refermer sur elle-même et sur sa prétendue civilisation nombriliste en niant son appartenance à l'humanité et sa responsabilité dans la solidarité internationale et dans l'avancement de l'humanité. Or voilà ce que nous cherchons et ce que nous avons trouvé, un chemin de développement durable, une voie qui a de l'avenir et pour longtemps. Les chemins embaumés du MUR n'ont de l'avenir que jusqu'à ce que la réalité soit face à eux. C'est à dire dans peu de temps.

Ah et on m'a également attaqué sur ma soi disant haine contre la propriété privée. Sous prétexte que les députés communistes ont défendu la propriété d'intérêt commun qui serait attribuée aux agriculteurs, on m'accuse de vouloir déposséder tout ce qui bouge et même ce qui ne bouge pas ! C'est éminemment faux et il n'y a pas besoin d'avoir fait polytechnique pour le comprendre. La réforme agraire que veulent les agriculteurs nécessitent une dépossession des propriétaires qui exploitent ceux qui travaillent la terre. C'est une évidence que seul la droite nie pour trouver encore du temps et laisser toujours et constamment le problème agricole en suspens. Aussi, plutôt que redonner des terres à des gens qui au fur et à mesure que le capital utilisant le progrès technique pour écraser les petits agriculteurs, seront obligés de revendre leur terre à des gros propriétaires, ce qui ne fera que répéter en somme le même problème auquel Monsieur de Brétigny et Monsieur Jourdan, furent confrontés au sein du gouvernement, au lieu de répéter l'histoire, nous proposons que la terre ne soit la propriété que des agriculteurs. C'est à dire qu'elle ne puisse être possédée que par celui qui la travaille, tant qu'il la travaille. Ainsi la cause du problème auquel font face des milliers d'agriculteurs ostariens est réglé à sa source. Car le problème des agriculteurs c'est en premier lieu les grands propriétaires. Le second c'est celui des grands distributeurs que nos lois économiques et sociales vont résoudre et des lois sur la régulation des prix agricoles viendront pérenniser la solution.
C'est ce qui s'appelle des solutions d'avenir. Oui, nous voulons supprimer la propriété privée quand elle pose problème et cause la misère de dizaines de milliers de travailleurs exemplaires qui chaque jour, s'usent la santé à nourrir nos pères, nos mères, nos filles et nos fils !

Parlons de démocratie maintenant. La démocratie c'est le dialogue entre plusieurs interlocuteurs prêts à concéder pour parvenir à suivre le chemin tracé par l'intérêt commun. Ce n'est pas le débat d'un interlocuteur raisonné à un supérieur démagogue qui n'accepte que ce qu'il aurait dû proposer et qu'il n'a jamais fait et qui n'accepte ce que le premier a écrit qu'en le dénaturant. Non, la démocratie ce n'est pas un soi disant progrès par des bases consensuelles ! On sait parfaitement ce qu'est la consensualité quand c'est le MUR et le PLC qui nous en parlent. La consensualité pour eux, c'est l'abandon de l'être pour le paraître, c'est abandonner le fond pour la forme, le coeur pour une couleur de peau. Ce qu'ils veulent par la consensualité c'est que tout ce qui passe par l'Assemblée Nationale soit consensuel au MUR. C'est à dire que l'opposition devrait être l'alliée du MUR pour pouvoir discuter avec lui. Prenons un exemple, quand nous défendions une revalorisation et une universalisation des aides sociales, le MUR a accepté une revalorisation parce que ça faisait bien, ça faisait beau et que ça se voyait beaucoup qu'ils avaient accordé des aides sociales uniquement pour faire jolie car dans les faits, les familles nombreuses et les retraités étaient quasiment toujours aussi pauvre que job. Par contre pour universaliser les allocations familiales et les retraites aux étrangers sur le sol ostarien, que nenni ! Alors que ces mesures avaient justement un intérêt social immense. Aujourd'hui encore, les riches touchent autant d'allocations familiales que les plus pauvres, et si un de vos enfants commet une infraction grave, vos autres enfants pourront bien mourir de faim, le pouvoir vous refusera ad vitam tout allocation. Et pire, si vous êtes étranger sur le sol ostarien, alors là, ne faîtes pas d'enfants car ils ne compteront pas le moins du monde pour le gouvernement qui ne vous donnera rien pour les nourrir. C'est cela un progrès consensuel ? Moi j'appelle ça un conservatisme social et xénophobe, moralisateur et culpabilisant qui ne fait rien d'autres qu'un joli coup de com' mais rien de concret. C'est d'ailleurs ce qui a toujours été l'apanage du gouvernement de Brétigny.

Que celles et ceux qui en ont marrent du MUR amer à mort, rejoignent l'opposition qui propose de faire s'effondrer la fausse réalité du gouvernement dans lequel, il prétend que les logements vacants sont inviolables, que les propriétaires terriens ont le droit inconditionnel d'exploiter les agriculteurs et d'appauvrir la terre. Que celles et ceux qui veulent faire tomber le MUR pour réunifier Ostaria aillent voter.
Que ceux qui d'ordinaire délaissent le vote, citoyens, anarchistes, abstentionnistes, voient qu'enfin, demain, le soleil pourra se lever sur un pays différent.
Que les centristes, républicains, radicaux, socialistes, écologistes, féministes, homosexuels, bisexuels, queers, minorités ethniques, réfugiés, étrangers, fils d'immigrés, fille d'exploités, enfants de marginalisés, se lèvent et aillent par l'urne, donner un grand coup de pied dans le cul de Brétigny et de l'ordre établi. Une fois, le MUR minoritaire, nous pourrons commencer à dialoguer réellement. Le pouvoir a corrompu la parti présidentiel, il faut le purger de toute chefferie pour assainir le débat publique et la politique nationale.

Vive Ostaria ! Vive la République ! Vive l'Humanité !

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Laurent Lavaud
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lun. 11 nov. 2019 14:08

Laurent allait commencer sa campagne à Condail. Il n'avait qu'une obsession, remporter ces élections législatives pour permettre à la gauche de rester aux responsabilités, même si il n'était plus le chef de la majorité.

Lavaud : Mes chers amis,

Merci pour votre accueil si chaleureux! Merci à vous de continuer à vous battre. Car nous avons besoin de votre détermination dans cette période difficile pour la gauche. Oui, nous avons échoué à convaincre une majorité de citoyens du bien-fondé de notre programme institutionnel. Devons-nous pour autant renoncer à apporter des avancées sociales au peuple ostarien? Devons-nous renoncer à ouvrir notre nation au monde afin qu’elle soit intégrée dans le cercle des grandes puissances, au lieu d’être ralliée? Je réponds que non et je continue le combat avec, je l’espère, votre actif soutien.

Nous sommes parvenus l’an passé à battre, à la surprise générale, la liste du Président de la République avec un écart conséquent. Nous sommes parvenus à ramener des personnes volontaires et prêtes à agir au gouvernement après des années de lois inutiles qui n’ont pas réellement fait avancer le quotidien des ostariennes et des ostariens. Ne les laissez pas revenir au pouvoir! Confirmez le mandat que vous nous avez donné pour que nous poursuivions le travail accompli. Car après seulement quelques heures au gouvernement, nous tenions déjà nos promesses. Le salaire minimum a été revalorisé, les relations avec le Saphyr ont été ré-ouvertes, une réforme de la loi médias a été proposée, tout comme une réforme agraire. Les beaux discours sur la pensée républicaine, nous n’en sommes pas des grands adeptes. Quand nous sommes au pouvoir, c’est pour agir dans l’intérêt des citoyens, quitte même à déplaire. Ces dernières années, le MUR a choisi la tranquillité en refusant d’agir pour ces concitoyennes et ses concitoyens. Voilà aujourd’hui pourquoi vous les avez fait échoué et pourquoi il perdra à nouveau.

Le programme que nous présentons est le même que l’an passé. En nous élisant, vous assurerez que l’action gouvernementale menée jusqu’à lors soit poursuivie avec toujours cet objectif de servir les ostariens avant toute chose.

Alors aujourd’hui, le choix est simple, c’est l’action ou l’inaction. Ajourd’hui, c’est savoir si vous voulez un vrai gouvernement à votre service où un Premier Ministre là que pour sauver son poste aux élections suivantes. Le choix est simple, nous ne pouvons pas laisser passer cette chance inédite puisque nous sommes aux responsabilités. Alors pour des avancées sociales et environnementales, nous avons toujours été là et, même au gouvernement, nous serons toujours là!

Vive la République! Vive Ostaria!

Il retourna ensuite directement dans les coulisses du Zénith pour un débrief avec son équipe de campagne. Il repartit du Zénith moins d'une heure après la fin de son intervention.


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Alexandre de Bretigny
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sam. 18 janv. 2020 17:48

Alexandre de Brétigny s'était déplacé pour son premier meeting de la campagne présidentielle. Malheureusement pour lui, il n'avait pas pu être actif pendant les premiers jours, en raison de la crise qui avait éclaté en Sarande, au mauvais moment. Depuis, son adversaire communiste occupait l'ensemble des attentions − avec, dans une moindre mesure, Andreas Berg. Il n'était pas question de laisser la situation s'éterniser.
Le Président de la République se rendit donc dans une ville depuis bien longtemps acquise à la droite, centre de gravité du MUR, Condail.

Sa venue avait, bien sûr, été massivement relayée par le bouche-à-oreille, ainsi que les communications publiques du parti et de sa section locale, via ses militants, qui distribuaient des tracts et collaient des affiches annonçant son arrivée imminente dans la ville.

À Condail, Brétigny était soutenu par une majorité de la population, et la grande salle qui avait été prévue fut donc rapidement comble. Dans le bruit des militant, on ne s'entendait plus beaucoup. Alors, un chauffeur de salle intervint pour faire progressivement baisser le volume sonore, et préparer la digne arrivée de l'illustre Président de la République.
Celui-ci, entrant en saluant la foule, fut vivement acclamé. Successeur de Jérôme Plassel, il était maintenant la figure centrale incarnant la droite républicaine. À son arrivée, des "Brétigny ! Brétigny ! Brétigny !" fusèrent, mais le calme revint peu à peu.


Alexandre de Brétigny : Bonjour à tous !

Merci d'être venus si nombreux aujourd'hui ; je sais que je pourrai toujours compter sur les habitants de Condail pour répondre à l'appel !

Ce début de campagne fut très particulier, pour moi en tout cas. Depuis plusieurs jours, la crise en Sarande faisait rage et, en tant que Président de la République, j'étais bien obligé d'agir. J'aimerais revenir sur cette période troublée, car on m'accuse souvent d'avoir retourné ma veste, d'avoir choisi une position incohérente, d'avoir même conduit à un affaiblissement de l'influence ostarienne à l'international. Ces personnes sont très mal informées, ou souhaitent manipuler la population, au choix.
Rappelez-vous ce moment où la crise a éclaté : durant la monarchie parlementaire, les communistes et les socialistes, unis, comme en Ostaria actuellement, venaient de remporter les élections. Alors, ils ont décidé d'instaurer une république. Cela était sans compter sur la résistance du couple royal, qui s'accrochait lourdement au pouvoir. Alors, la gauche a décidé de prendre le pouvoir par la force et d'instaurer, ainsi, leur république. Mais ce n'était pas n'importe quelle république : contrairement à ce que la gauche unie avait fait croire durant l'électon, ils prônaient une république totalitaire, avec un parti unique.
La situation était troublée. La majeure partie des pays étaient inquiétés par le sort de la famille royale. Pour ma part, je songeais aux ressortissants ostariens qui risquaient d'être pris au piège par cette dictature impitoyable. Cependant, la gauche sarandaise a décidé de fermer ses frontières. Dans cette situation, nous étions obligés d'intervenir. Forts de l'Entente des Nations, qui assurait une coopération adéquate avec le Saint-Empire de Narois, nous nous sommes associés avec d'autres États pour protéger nos ressortissants respectifs, piégés à l'intérieur de cette île où une dictature émergeait. Ainsi, nous avons envisagé une opération militaire pour sauver nos concitoyens en danger, si le régime ne répondait pas à nos sommations.
Il y a répondu, et avons donc fait cesser nos blocages. Il a promis d'assister à un sommet, et, puisque nous n'avions aucune envie de nous lancer dans une guerre, nous avons approuvé cette idée. Mais le sommet avait à peine été acté que le Borowen, Hirana et la Lysennie avaient décidé d'attaquer, sans la moindre raison, sans la moindre légitimité. À peine plus tard, le gouvernement communiste avait été destitué par l'arrivée au pouvoir du Général Moniaq, qui a d'emblée fait valoir ses aspirations au rétablissement de la démocratie en formant une assemblée constituante. Que demander de plus que la démocratie et la protection de nos concitoyens ?
Mais la coalition ne s'arrêtait pas, et allait causer des dizaines de milliers de morts inutiles, pour assouvir leurs idées bellicistes. J'ai donc assuré personnellement mon soutien au nouveau gouvernement sarandais, pour arrêter ce conflit destructeur, et nous avons sauvé bon nombre de Sarandais en leur fournissant de la nourriture et des soins dont ils manquaient cruellement.
En vertu de cette importance dans la crise, nous avons finalement tenu un sommet avec plusieurs autres États, parmi lesquels le nouveau gouvernement de Sarande, et avons conclu un accord de paix qui plaçait Ostaria au centre, comme acteur important et garant du rétablissement de la démocratie. Notre pays a joué un rôle éminemment important, et notre influence n'a pu que croître, à l'international !
Mes objectifs ont toujours été très clairs : protéger les Ostariens et rétablir la démocratie. Le premier est achevé ; le second est en voie de l'être. Et, cela, j'en suis fier.

Je ne peux qu'être outré de voir le candidat communiste − celui de notre pays − se vautrer dans ses stupides accusations contre ma personne, arguant à la fois que je suis inactif en tant que Président de la République et que je suis absent de cette campagne. Mais, contrairement à ce que répète faussement cet homme, je place les obligations liées à ma fonction au premier rang de mes priorités, devant la campagne électorale. Si je dois faire quelque chose, c'est exercer ma fonction de Président de la République. Qu'aurait-il voulu que je fasse ? Que j'abandonne les Ostariens vivant en Sarande à leur propre sort, sous prétexte que j'avais envie de teniri un meeting et d'assurer ma réélection ? Non ! Cela serait indigne d'un Président de la République, et c'est seulement ce que veut faire croire Julien Chastain.

Il aura beau instrumentaliser cette crise de Sarande pour prétendre que l'action d'Ostaria n'a pas été brillante, il n'en restera pas moins que notre pays a su accroître son importance pour être sur le premier plan de la scène internationale. Nous avons montré qu'Ostaria compte, dans le monde !
Rappelez-vous ce que je vous avais promis, il y a quatre années de cela : je voulais défendre Ostaria. Et je crois, en toute sincérité, avoir, tout le long de mon mandat, avoir agi dans ce sens. Contrairement à ce que mon adversaire communiste râbache sans arrêt dans les médias, mon mandat a porté ses fruits. J'ai défendu les Ostariens, jusqu'au bout, envers et contre tous.

Vive la République, vive Ostaria !

Des "Brétigny ! Brétigny !" surgirent à nouveau, sous les applaudissements, tandis que le Président de la République s'offrait un bain de foule. Tandis que les militants sortirent, juste devant la salle, il fut questionné à de maintes reprises et apporta des réponses claires et satisfaisantes − les militants étant favorables au Président de la République, ce n'était pas un défi. Il serra de nombreuses mains, et ne partit que trois heures plus tard.

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Julien Chastain
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Parti politique

lun. 20 janv. 2020 17:59

Pour dire la vérité là où Brétigny semait le mensonge, pour passer là où le MUR ne devait pas repousser, Chastain avait décidé de faire un second meeting à Brifalle et plus particulièrement à Condail.
Il voulait parler vrai, parler fort et surtout parler bien, de la diplomatie qui est une fonction présidentielle.
Il souhaitait revenir sur les bêtises proférées par Brétigny à son encontre et rétablir la vérité.


Julien Chastain : Camarades, chers compatriotes !

Je vous remercie d'être si nombreux et nombreuse à vouloir la vérité entendre et non pas le mensonge qui est passé dans votre ville samedi dernier.
Oui c'est un ramassis de mensonge ce qui a été dit, il y a deux jours, et je ne laisserai pas une seule chance au mensonge de triompher, nulle part.
Il est passé par ici, il ne passera pas par moi.

Rires dans l'assemblée

Premièrement, je me dois de corriger le Président, avant de parler de ma diplomatie qui sera celle de la vérité et non du mensonge.
Ainsi quand de Brétigny prétend que la politique de Sarande était une dictature impitoyable, c'est faux. Aucune mesure répressive n'a été mise en oeuvre, les frontières ont été fermées dans le sens où un contrôle individuel a été mis en place et ce contrôle que nos pays de liberté n'appliquent et ne trouvent légitime que lorsqu'il s'agit de réfugiés miséreux...

Cris dans le public et scandale de "hou"

...de réfugiés miséreux....Oui continuez, que les gens entendent la colère contre les mensonges et les exactions de nos démocraties prétendues libérales !
Ce contrôle était d'ailleurs très peu strict puisque des centaines de milliers d'expatriés ont pu quitter le pays en remplissant seulement un formulaire, et autant ont pu y rentrer. La fermeture de nos frontières aux réfugiés est bien plus stricte et liberticide. A Sarande, il n'y a eu aucun incident diplomatique avec des ambassadeurs accrédités par la CINS, peut-être serait-il bon de le rappeler au Premier Ministre de l'époque, qui sommeille encore en de Brétigny.
Remarquons encore une fois que le système Sarandais de fermeture des frontières, qui est une fermeture exceptionnelle, fut beaucoup plus libre que la politique migratoire régulière de tous les pays avec lesquels de Brétigny nous a fait allier. En ce sens, il est inconcevable à quiconque que l'intérêt du Président fut réellement de protéger les ressortissants ostariens ou quiconque vivant sur le sol de Sarande puisqu'ils étaient libres de partir et venir comme bon leur semblait. Les seuls intérêts du Président furent que ne se développe pas un gouvernement communiste à Sarande.

Parlons maintenant de ce gouvernement prétendu communiste. Qui s'affiche comme communiste, ne l'est pas forcément. La faucille ne fait pas le coco. Ainsi, bien que le Gouvernement de Traverk ait appelé un parti unique pour redresser le pays, celui-ci n'a pas suivi le fait communiste. Son but profond n'était que de stabiliser le pays et sa politique était profondément sociale-démocrate, c'est à dire contre-révolutionnaire.
Son parti unique, était son seul moyen de rassembler tout le pays pour garantir un Gouvernement d'Union Nationale. Un Gouvernement d'Union Nationale requiert la coopération de tous les partis qu'il faut savoir amadouer, faire des concessions et se forger un objectif unique. Mais devant le temps qu'avait Traverk pour redresser la situation, il choisit le Parti Unique pour mettre en place un Gouvernement d'Union Nationale immédiat dès les prochaines élections et pouvoir réformer le pays en étant reconnu par la communauté internationale.
Vu comme cela, son idée n'était pas mauvaise, mais sa manière a été biaisée par des gens comme de Brétigny, ce qui a amené le pays à se faire attaquer de toute part et la guerre civile à éclater. Traverk s'il eut été reconnu aurait pu empêcher la guerre civile. Oui c'est une guerre civile quand un des militants assassinent un gouvernant démocratiquement élu et qu'un général assassine ensuite un gouvernement démocratiquement élu et prend les rênes du pays.
J'ajouterai que la parti unique de Sarande n'a mené aucune purge, n'a touché nullement à quiconque, n'a mené aucune exaction contrairement à bon nombre de nos alliés. La seule chose qu'on pourrait lui reprocher c'est d'avoir enrôlé des enfants dans l'armée. C'est un crime selon le droit international mais s'il y avait le jugement de Traverk, il serait acquitté. Pourquoi ? Parce que les enfants soldats ont été le dernier recours de Traverk pour sauver son pays, quand les soldats étrangers menacent d'égorger la population, de bombarder à tout va, de faire un blocus qui provoque inlassablement une famine terrible alors il faut tous les moyens pour se défendre. C'était le dernier recours d'un gouvernement au bord de l'implosion. Une population qui était très pauvre, a été affamée par les coalisés, dont nous avons fait partie et dont nous aurions fait partie encore si de Brétigny n'avait pas soutenu la dictature militaire de Moniaq. Devrais-je dire la dictature militaire démoniaque !

Applaudissements dans la foule

Voilà la vérité. Traverk n'avait rien d'un dictateur, les enfants soldats n'auraient jamais été enrôlé sans les attaques coalisées et Moniaq est un sanglant boucher qui a fusillé un gouvernement entier de ses propres mains ! Moniaq a plus de sang sur ses mains que tout le gouvernement qu'il a assassiné.
Car le gouvernement provisoire, qu'on le veuille ou non, a amélioré la condition des sarandais, leur a offert la liberté de circulation plus que sous la monarchie constitutionnelle, et il aurait continué dans cette voie, en rétablissant la démocratie, mais une démocratie sociale, si le Président de Brétigny et sa clique n'avaient pas imposé leur impérialisme dégueulasse sur une île éprise de liberté et soucieuse de s'émanciper des jougs et des carcans qui posaient sur elle, une douleur telle que Sarande était la dernière nation de notre continent à être miséreuse, c'est le pays le plus pauvre du continent et tous les acteurs du drame que l'on a vu, en sont les perpétuels responsables.

Et maintenant de Brétigny vient se complaire que son rôle à l'international a rayonné. Mais c'est un mensonge, les coalisés se sont foutus complètement de ce que le Déprisant de notre république puisse leur dire. Ils n'ont pas attendu son accord pour bombarder des milliers d'innocents, ils n'ont pas entendu son désaccord pour bombarder des dizaines de milliers de gens. L'influence d'Ostaria est au plus bas, nous avons subi un revers important. Certes nous sommes dans le camps de ceux qu'on croit qu'ils ont les mains propres, mais Ostaria aura simplement prouvé au monde qu'elle est incapable de réagir et de défendre ses alliés. Si nous avions réellement soutenu Moniaq et que nous étions écouté, il n'y aurait pas eu autant de morts, il n'y en aurait pas eu un seul.
Ce que de Brétigny ne voit pas dans ostariocentrisme archaïque, c'est que derrière lui, les puissances que sont la Fédération-Unie, Novgrad et la CINS ont agi et ont permis la paix. Eux, on les écoute, pas Ostaria. C'est un nain devant des géants qui croit que c'est lui que la foule regarde. Ou une souris qui court avec des éléphants et qui regardant derrière elle, croit qu'elle soulève des tonnes de poussières. Quoiqu'il en soit, le rôle que veut donner de Brétigny à Ostaria n'est qu'une illusion. Et si nous n'en sortons pas ça sera la grande désillusion. Ce que je propose, c'est de voir réellement ce que nous sommes pour le monde -pas grand chose- et de placer notre diplomatie selon nos capacités et selon la fonction que la communauté internationale est prête à nous donner. Car le rôle de grand pacificateur que nous prête de Brétigny, c'est juste une impression complaisante pour se donner de la consistance.

Maintenant regardons la situation politique internationale et disons-nous ce que nous voulons devenir, en regardant toujours, ce que nous pouvons devenir. Nous pouvons soit être un rat sans importance, allié à des barbares, des dictateurs et promettre qu'on les aidera pour leur démocratie, leur stabilité, leur économie, ou nous pouvons nous tourner des pays démocratiques et sociaux et aider dans la grande marche du monde au sein d'Union Supranationale, le seul moyen pour faire partie d'un géant diplomatique. Car ne nous leurrons pas, en restant seul, nous ne valons rien. Aux yeux de personne. C'est pas plaisant à dire, mais si on ne regarde pas la réalité, on finit par trébucher.
De Brétigny, souhaite la première option, en soutenant les dictateurs militaires à chaque belle promesse qu'ils font. Regardez en Sarande ! Regardez au Borowen ! Notre grand ami qui a des frontières plus étanches que celles de Traverk, qui pourvoit aux bien-être de sa population par l'oppression, l'autoritarisme et la propagande, qui exécute à tour de bras les adversaires politiques, qui interdit à sa population de fuir le pays, qui empêche quiconque d'y entrer. Voilà le grand allié de de Brétigny, et ensuite nous sommes un pays démocratique ? Luttant pour la liberté ? La démocratie et l'égalité ?

"Non" répondit la foule avec une ardeur obstinée

Ce que je propose, c'est de mettre en avant une autre politique avec des démocraties pour peser contre les dictatures. Prenez le Saphyr que nous nous sommes mis à dos pour une raison de frontières. Comme quoi, de Brétigny a un sérieux problème avec les frontières ! Un jour, si elles sont fermées c'est le symbole de la dictature, l'autre, quand elles sont fermées, c'est le symbole de la liberté ! Le Saphyr, lui, ne commet pas d'exaction, n'exécute plus personne, possède des libertés fondamentales respectées, possède des frontières grandes ouvertes, lutte contre la pauvreté et les difficultés de logement, on compte autant de SDF au Saphyr qu'à Menargues grâce à nos modèles d'associations d'urgence contre le mal-logement. C'est aller plus vite au Saphyr, car ils réquisitionnaient, nous, nous avons dû construire mais chacun a su éradiquer la misère des sans abri. Et pourtant de Brétigny est extrêmement fâché avec le Saphyr alors que le Président du Conseil a changé et lui tend la main. Et notre Président de la République refuse de lui tendre la sienne. Prenons d'autres exemples. Novgrad, qui est une nation des plus respectueuses des valeurs humaines, une nation qui possède un grand capital culturel et qui est très ouverte sur le monde, Novgrad n'a jamais été considérée comme une alliée ou comme un acteur international par notre Président. De même que la Fédération-Unie. De Brétigny n'a pas conscience des réalités diplomatiques. Or c'est le principal et presque le seul rôle du Président.

Si je suis élu, je rendrais à Ostaria, non sa grandeur comme on pourrait l'affirmer dans un nationalisme aveugle, mais sa place méritée. En diplomatie, il vaut mieux être à sa place que diplomatiser plus haut que son cul. C'est ce que je propose.

Mais regardons maintenant le bilan de de Brétigny, à part nous avons fait serré les mains des pires bouchers de notre temps, et à part s'être donné le bon rôle dans le drame sarandais -soit dit en passant, on a plutôt l'idiot utile que le protagoniste du drame-, qu'a t-il fait ?
Rien ! Il prétend avoir défendu les Ostariens dans le monde. Qu'a t-il fait pour les expatriés ? Qu'a t-il fait pour ceux qui ne vivent pas convenablement dans les pays du monde ? Qu'a t-il fait pour nos compatriotes emprisonnés ailleurs ? A t-il augmenté les budgets pour la diplomatie ? A t-il augmenté les budgets pour nos ambassades ? A t-il créer des multitudes d'ambassades pour que notre pays n'abandonne aucun expatrié dans le monde ?
Et pire encore, qu'a t-il fait pour les Ostariens à Ostaria ? R. I. E. N. RIEN. Et pour les expatriés et les apatrides en Ostaria, il en a fait autant puisqu'on ne peut pas dire encore moins.

Ce Président défend un bilan inexistant, qu'il vienne parler et défendre son bilan en face à face, et que l'on voit pied à pied qui a fait quoi. Qui a protégé les agriculteurs des grandes nationales et multinationales, contre lesquels ils poussent des cris de détresse depuis des années ? Qui a réussi à exterminer la pauvreté dans sa ville ? Qui a combattu le chômage, en créant ou protégeant 440 000 emplois par an ? Ce n'est pas lui, c'est moi.
Celui qui a défendu envers et contre tous, les habitants d'Ostaria, c'est pas lui, c'est moi. En leur offrant à tous un logement décent, en leur offrant des emplois, en offrant la sérénité à ceux qui nous nourrissent. Cet homme est une imposture et vous lui prouverez que vous le savez, que vous ne vous laissez pas manipuler en masse par ses mensonges !

Si de Brétigny croit vraiment avoir défendu Ostaria jusqu'au bout, envers et contre tous et que son mandat a porté ses fruits, alors je lui demande de dire publiquement le bilan et les résultats de son mandat. Qu'a t-il fait durant son mandat, lui qu'on n'a jamais vu sinon pour intervenir en Sarande pendant la campagne, ce qui lui a donné un sacré bon prétexte pour commencer sa campagne en retard et prétendre avoir fait quelque chose durant son mandat.

Vive la République ! Vive Ostaria ! Et vive notre renouveau !

La foule était très enthousiaste et savait le montrer. Quand Chastain descendit de la scène, il alla serrer des mains, répondre aux questions et cela plu comme d'ordinaire aux militants et autres. Puis il alla fêter ça à la buvette organisée comme il l'avait demandé par l'Union Générale du Travail, le syndicat du Parti. Il offrit une tournée de merguez aux piliers du bar pour renflouer les caisses du syndicat, bu quelques verres pour financer leur prochaine banderole ou leur prochaine pancarte et s'en alla ensuite fêter son meeting et son départ avec la section locale du Parti Communiste.
Il partit tard le soir en direction de Lunont.

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