La situation politique que travers aujourd'hui la République d'Ostaria est grave. Elle est grave non pas parce que les négociations durent, car c'est tout le principe de la vie parlementaire auxquels tous nos concitoyens ont adhéré lorsqu'ils ont exprimé leurs voix aux élections générales récentes, mais bien parce qu'elle nourrit une impatience légitime chez nos concitoyens.
Je comprends cette lassitude. Je la partage même. Une démocratie qui tarde à se doter d'un gouvernement s'expose au doute, à la colère et à la défiance. Pour autant, je le dis avec la plus grande clarté : la pression sur les institutions, les blocages et les fantasmes de contrainte sur les députés, ne sont ni acceptables ni conformes à l'esprit républicain. L'Assemblée Nationale n'est pas un lieu que l'on assiège, mais un lieu que l'on respecte.
Je tiens également à rappeler, au travers de ma propre expérience en tant que Premier Ministre, qu'il peut être parfois difficile de former un gouvernement que l'on veut stable et cohérent. Ainsi, je ne doute aucunement de la bonne volonté de Madame la Présidente de la République et de Monsieur du Berry à mettre tout en œuvre pour former le plus rapidement possible un gouvernement remplissant les conditions nécessaires à sa formation.
La Nouvelle Alternative, et L'Alternative avant, a toujours défendu en tant que force d'opposition la fermeté, l'exigence et son profond attachement institutionnel. Nous combattons les alliances avec l'extrême droite par le droit, par le débat et par le vote, mais jamais par l'intimidation.
S'agissant de la mise en place d'un "contre-gouvernement", je ne peux que regretter les mots utilisés maladroitement pour présenter un groupe de députés, membres de l'opposition, cherchant à structurer le travail d'opposition. Il ne s'agit ni d'un gouvernement parallèle, ni d'une prétention institutionnelle. Rien de plus, rien de moins.
Mais l'essentiel demeure ailleurs : le cœur de notre vie démocratique se trouve à l'Assemblée Nationale où des hommes et des femmes ont été élus pour représenter la nation. C'est là-bas, et seulement là-bas, que LNA devra contrôler l'action du futur gouvernement, déposer des amendements, construire des majorités alternatives lorsque cela sera possible et s'opposer fermement lorsque cela sera nécessaire avec sérieux et constance.
À ceux qui formeront le prochain gouvernement, je le dis clairement : La Nouvelle Alternative exercera pleinement son rôle de contrôle et d’opposition, dans le respect strict des institutions.
À nos militants, je veux dire ceci : l’impatience est compréhensible, mais notre crédibilité politique repose sur notre capacité à tenir une ligne responsable, fidèle à nos principes républicains.
C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous serons utiles au pays.