Quand Etienne Mitron accuse La Nouvelle Alternative d'avoir « fait la courte échelle à l'extrême droite », il semble prendre ses désirs pour des réalités. Quelques rappels des faits s'imposent, car l'Histoire n'est pas une fiction.
Je vais jouer sur les mots, mais jusqu'à preuve du contraire, LNA n'a jamais fait cela. Autant, j'aurai pu comprendre si un amalgame avait été fait avec Le Nouveau Centre ou avec L'Alternative, mais là, ça tourne au ridicule.
Pour répondre au sérieusement aux accusations infondées. Au temps de L'Alternative, Ernest Vabre-Nicolo a cru bon et nécessaire de négocier avec l'extrême droite pour faire adopter un texte législatif pour avoir la plus large majorité. Dès que j'ai eu connaissance de cette négociation, je m'y suis opposé et je lui avais dit, au-delà de toutes mes considérations pour lui, qu'il serait exclu du parti si l'affaire prenait une ampleur politico-médiatique. Pourquoi ? Parce que même s'il s'agit de la décision d'un seul homme, et non d'un parti, il faut rester lucide : si un texte juste peut être voté, nous n'allons pas rejeter notre propre texte d'intérêt général même si l'extrême droite le soutient au titre d'une dédiabolisation.
Lorsque LNA a été fondé suite à une fusion entre LA et LNC, il a été établi que jamais plus notre parti ne ferait de la compromission avec les extrêmes. S'ils votent d'eux même, c'est très bien. Mais nous ne négocierons plus jamais.
Des négociations avec le Parti Populaire ? Ni L'Alternative, ni La Nouvelle Alternative n'a négocié avec le Parti Populaire. En 218, Monsieur Dumont de l'Alliance de la Droite Nationale est venu négocier avec VLR et LA un accord de gouvernement, dans lequel celui-ci évoquait qu'en échange d'un soutien du PP, le gouvernement devait agir en leur donnant des avantages, dont un poste à l'Assemblée Nationale. À moins que vous puissiez le prouver, LA a refusé d'accorder la moindre voix au PP. De plus, nous avions été clair en précisant à Monsieur Dumont que s'il voulait obtenir leur soutien, cela pouvait se faire sans la participation du gouvernement. Conclusion : LA n'a jamais accepté le moindre compromis, point final.
Quant à vos déclarations sur Pascal Fauch, je suis assez choqué. Il y a 40 ANS, celui-ci avait en effet appelé à une union des droites pour faire face au raz-de-marée écosocialiste qui était pressenti à l'Assemblée Nationale. Mais, il n'était pas membre de LA ni même de LNA. Depuis, il me semble qu'il n'a plus jamais remis l'idée sur la table et qu'il n'a plus cette idée en tête : il a changé d'avis, comme le fait tout responsable politique dans une vie publique. J'estime aujourd'hui qu'il a fait ses preuves, qu'il a servi la République et qu'il a été élu Président de l’Assemblée Nationale par les députés.
Alors que reste-t-il des accusations d’En Mouvement ! ? Rien. Parce que les accusations de Monsieur Mitron ne sont qu'une construction fragile pour masquer un fait simple : EM! n'a jamais réussi à s'imposer comme la voix principale des libéraux. Et pendant qu'il cherche des boucs émissaires, LNA agit, construit, rénove et prépare l'avenir de la République. Voilà la différence entre un parti qui gouverne et un mouvement qui commente.
Et je l'entends déjà répliquer qu'il aurait pu le faire s'il n'y avait pas de seuil électoral, mais restons lucide : si les électeurs voulaient d'une politique ultra-libérale, voilà bien longtemps qu'EM! aurait obtenu un score supérieur au 5% nécessaire !