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[LA] : Interviews ou débats

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Julien Chastain
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dim. 8 sept. 2019 22:03

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Interview d'Erope Pendra (RSE) : "L'échec est une force"
par Camille Bertelat pour Lutte Animée


Camille Bertelat : Aujourd'hui, j'interviewe Erope Pendra, député RSE, candidat aux municipales pour Lunont qui depuis sa défaite n'a quasiment pas communiqué, ni pour expliquer ou justifier son échec, ni pour relancer l'action écosocialiste aux présidentielles. Bonjour monsieur Pendra.

Erope Pendra : Bonjour Madame Bertelat.

Bertelat : Comme je viens de le dire, avec cette interview vous sortez d'un long silence. Pourquoi ce silence ?

Pendra : Un point sur le contexte me paraît essentiel. L'échec de ma candidature à Lunont n'en est pas un pour moi personnellement mais une pour la liste que j'ai mené durant la campagne des municipales. Quand les résultats sont tombés, je me souviens c'était au siège USE de Lunont, nous nous sommes tous regardés, vides d'espoir. Nous ne comprenions pas ce qui n'avait pas fonctionné. La campagne nous avait pris énormément de temps dans nos vies personnelles, l'implication avait été très lourde pour nous tous. Une seule chose résonnait dans nos têtes, nous avions perdu face à la Droite, face au MUR qui a très peu agi au niveau municipal. L'incompréhension nous saisissait tous. Puis vint très vite la démission de Mme Bonneau avec qui j'ai eu la chance de travailler. Ce qui a engendrait ma nomination à la tête du RSE et à celle de la fonction officieuse de Chef de l'Opposition à l'Assemblée nationale. Une charge importante de travail vous l'aurez compris en plus de celle que m'incombait déjà la présidence de la FOS (ex-COJE).
Un grand silence, pourquoi ? Et bien grand silence car j'ai voulu durant cette campagne, jouer un rôle d'observateur, de conseiller. M'observer moi, mais aussi le déroulé de la campagne. Me conseiller moi, mais aussi mes alliés politiques tels que M.Chastain et M.Lavaud dont je soutiens leur candidature commune. Examiner et analyser nos échecs, pour nous rendre plus fort. Un grand silence donc motivé par une volonté de retrait du monde politique mais aussi par la volonté d'observer, de comprendre et de conseiller.

Bertelat : Et vous êtes de retour ! J'imagine que vous brisez ce silence pour faire part de votre réflexion, ou bien est-ce pour vous réinvestir en politique en tenant compte de vos observations ?

Erope Pendra : Un retour, oui mais modéré. Je mettrais mes observations et analyses au service des idéologies qui ont un vrai sens pour moi, celle de la Gauche. Ce retour modéré implique donc quelques modifications dans mes responsabilités. C'est pourquoi à la fin de la mandature présidentielle actuelle, je quitterais la Présidence du Rassemblement des Socialistes et des Écologistes pour me recentrer sur des objectifs nouveaux. À savoir ; me mettre au service des idéologies de la Gauche ainsi que reprendre à plein temps la présidence de la FOS.
Pour autant je ne quitterais pas le parti et je serais toujours engagé dans le monde politique, au nom de la Gauche Ostarienne. Pas celle des opportunistes mais celle qui agit vraiment, qui a un vrai projet de société innovateur. Celle que représente aujourd'hui la candidature commune de l'Union de la Gauche formé par ces Messieurs Chastain et Lavaud.

Bertelat : Vous vous posez donc en partisan de l'Union de la Gauche qui a subi beaucoup de critiques au départ, pensez-vous qu'elle ait obtenu sa légitimité après les municipales et que pensez-vous faire au sein de cette Union ?

Pendra :Vous faites écho en parlant de critique, aux nombreux dissidents du RSE qui ont refusé l'alliance avec le PCO (ex-MAP). Moi même, j'y étais personnellement opposé au départ. Mais j'ai vu en cette Union, la véritable voix du peuple, celle de tous les oppressé(e)s par le système actuel.

L'Union a, pour ma part, acquis une véritable force durant la campagne des municipales, celle de l'échec. Parce que, oui, l'échec est une force. Il permet, quand on le comprend, de se relever plus fort et plus motivé que jamais. C'est de cet échec, qu'elle repart aujourd'hui, forte et prête à défendre les intérêts du peuple comme ses composantes l'on toujours fait et continuerons de le faire. Aujourd'hui, elle acquit par son histoire sa légitimité.

Quant à mon implication au sein de l'Union, elle sera à la hauteur de mes nouveaux objectifs qui seront comme je vous l'ai dit le conseil et l'analyse. Je serai également présent sur la scène politique au côtés de mes alliés, mais de façon modérée. Préférant par là, me retirer pour mieux conseiller et porter un vrai regard d'observateur et d'analyste.

Bertelat : Vous parlez de développer votre analyse du monde au vu de vos observations. Est-ce que vous allez relancer une idéologie en Ostaria ? Une idéologie qui a manque peut-être à la gauche écosocialiste ?

Pendra : Vous avez bon œil Madame Bertelat. La FOS, qui comme vous le savez est la nouvelle dénomination du COJE, n'est pas la par hasard. Observer plutôt la signification de son acronyme : Fédération Ostarienne du Scoutisme. Voilà l'idéologie nouvelle que je compte développer avec mes collègues de la Fédération. Le Scoutisme.

Bertelat : Pouvez-vous nous en dire plus sur le Scoutisme ? Quel est l'héritage de cette idéologie, quels seront ses fondements ?

Pendra : Le Scoutisme s'inspirera des nombreuses idéologies de la Gauche, notamment l'écologisme qui est très importante dans la vie du mouvement puisque c'est de celle-ci qu'avec mon ami Archibald Hensel, qui occupe aujourd'hui un poste de Ministre au Gouvernement Saphyrien, nous avons fondé le COJE. Il n'y a donc pas d'héritage à proprement parlé, mais des inspirations. Celle des idées de la Gauche.

Je vous informe d'ailleurs que la FOS publiera dans quelques temps un plaidoyer à propos du Scoutisme où son essence même y sera expliqué.

Bertelat : Puisque vous êtes de retour, même modérément, sur la scène politique, parlons actualité. Ou plutôt parlez actualité. Quel fait récent, vous a marqué dernièrement et comment vous a-t-il fait réagir ?

Pendra : Un fait récent qui m'a marqué c'est le nombre de candidatures qui se sont présentés aux présidentielles. Je trouve que c'est une chose absolument formidable que différentes opinions politiques puissent être représentées dans notre débat public. Il en est de même de sa santé. Un débat où une multitude d'opinions s'expriment, sont représentées, est un débat en bonne santé. Ces nouvelles personnalités apportent un renouveau au paysage politique ostarien et c'est tout à fait appréciable.

Bertelat : En parlant de ces candidatures, nous avons vu émergé une personnalité écologiste qui reproche à tous les autres candidats un manque cruel de valeurs et d'actions pour la Nature. Monsieur Coquelin. Qu'en pensez-vous, vous dont l'engagement écologique n'est plus à prouver ?

Pendra : Et bien voyez vous quand je parlais tout à l'heure des fameux opportunistes de gauche, je qualifierai ce Monsieur Coquelin ainsi. Ce n'est pas en jouant aux jeux des reproches que les idéologies de l'écologisme avancerons et rentreront dans les consciences. En l'état actuel des choses, la gauche ne peut rien faire sur le plan écologique. J'avais justement interrogé le Gouvernement à propos du fameux Conseil Écologique dont on ne trouve dans les textes aucune nomination. M. de Brétigny avait promis une nomination, elle n'a pas été réalisée. Donc en clair, critiquer c'est bien mais ça ne marche pas. Il faut convaincre, donner des exemples, montrer la réalité des faits ! Coquelin en critiquant ainsi fait pour moi, figure d'opportuniste. Et je ne construits pas l'avenir avec ces genres de personnes là.

Bertelat : Venons en à un dossier sur lequel le monde entier a l'habitude d'attendre la gauche et les écologistes au tournant : l'économie. Vous êtes plutôt économie verte ou décroissance ?

Pendra : Décroissance. L'économie verte est une opération marketing du capitalisme pour se faire bien voir. Encore des opportunistes. Il faut faire le choix entre trois avenirs aujourd'hui, la négation du changement climatique qui nous mènera tout droit dans le mur, développer notre technologie rapidement et cela sans plus attendre pour pouvoir se débarrasser des problèmes écologiques mais faire le choix de vivre comme des rois fous et aveugles, ou faire le choix direct de changer radicalement tout ! Que ce soit nos vies, nos modes de transport, nos modes de communication.
La décroissance va dans le sens du dernier choix, celui que je soutiens depuis toujours et que j'applique dans ma vie personnelle. Ce sera d'ailleurs un des fondements du Scoutisme.

Bertelat : On accuse souvent les gens de votre idéologie d'être utopistes et surtout pessimistes face au pouvoir technologique que vous sous-estimerez. Que répondez-vous à ces gens-là ? Assumez-vous un certain utopisme ou pensez-vous au contraire que l'utopisme c'est celui de ces gens-là ?

Pendra : La technologie est quelque chose de tout à fait exceptionnelle et indispensable. Cependant il faut savoir la maîtriser et notamment dans ses modes de fonctionnement et ses utilisations. Croire au pouvoir technologique est une forme d'utopisme. Notre idéologie en a une aussi. Voyez, l'utopisme a toujours dans l'histoire de l'humanité, permis de grands bonds en avant. Ce n'est pas quelque chose de mal. C'est quelque chose qui nous touche tous, on a tous en nous une part d'utopisme qui nous fait rêver, qui nous fait espérer, qui nous maintient à cette vie. Tout le monde est utopiste, eux comme nous, selon différentes manières bien sûr. L'utopie est une qualité humaine.
Je suis favorable à un développement de la technologie dans de bonnes conditions et dont l'utilisation est raisonnée et réfléchie. Les Humains peuvent être biens mieux que des rois fous et aveugles, avides de technologies qui les rendent chaque jour plus dépendants.

Bertelat : Parlons maintenant d'un autre point qui fait souvent débat dans l'écologisme. Le nucléaire. Les centrales ne produisent aucun CO2 mais il existe un risque de contamination et d'incidents nucléaires. Est-ce pour vous une solution à utiliser avec parcimonie ou plutôt une invention irresponsable, satisfaisante à court terme mais incontrôlable à long terme ?

Pendra : Le nucléaire est en effet un thème qui fait débat au sein de l'écologisme mais aussi au sein de notre société. Le Nucléaire est pour moi en l'état actuel des choses, dangereux. Cependant, je ne sais pas si vous lisez les revues journalistiques et notamment le "Science Nature". Ils ont fait paraître, il y a peu, une étude sur le développement du nucléaire et des techniques qui permettraient de le rendre moins dangereux mais aussi plus neutre en émission de déchets.
Ce qui me prouve une chose c'est que le nucléaire est quelque chose à ne pas jeter complètement mais à améliorer de façon radicale. C'est la seule source d'énergie qui ne produit pas de CO2.
Ce n'est pas une invention irresponsable mais quelque chose qui doit être amélioré et combiné aux développements de technologies réfléchies comme je l'ai dit précédemment. L'écologisme, ce n'est pas retourné au temps des Âges obscures ! C'est progresser en changeant notre manière de vivre et d'inclure dans nos réflexions technologiques les questions environnementales.

Bertelat : Avant de conclure cette interview, j'aimerais vous poser une dernière question. Dans l'optique d'une victoire de la Gauche, seriez-vous prêt à prendre une fonction de Ministre de l'Ecologie si on vous la proposait ?

Pendra : Oui assurément. Ce serait un honneur de pouvoir occuper cette fonction et de pouvoir enfin commencer à agir à plus grande échelle.

Bertelat : Cette interview touche à sa fin, merci Monsieur Pendra, avez-vous une dernière chose à dire ?

Pendra : Je n'ai rien d'autre à ajouter. Ce fut un plaisir d'avoir pu vous donner cette interview.

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Julien Chastain
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mar. 10 sept. 2019 21:27

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Débat entre Berg, Riccardo et Chastain
par Camille Bertelat pour Lutte Animée et TV3


En coopération avec TV3, Lutte Animée et sa journaliste Camille Bertelat ont organisé, dans le cadre des élections présidentielles un débat entre Andreas Berg, Albert Riccardo et Julien Chastain.

Camille Bertelat : Mesdames et Messieurs bonjour pour ce Face à Face co-organisé par TV3 et Lutte Animée, dans ce débat à trois, nous recevrons trois candidats à l'élection présidentielle : Andreas Berg, Albert Riccardo et Julien Chastain. Bonsoir à vous trois.

Julien Chastain : Bonsoir madame et bonsoir messieurs.

Albert Riccardo : Bonsoir à vous.

Andreas Berg : Bonsoir et merci de cette invitation.

Bertelat : Comment vous présentez-vous devant les ostariens pour ces élections ? Qui sont les candidats face à moi ? Monsieur Berg, qui êtes vous ?

Berg : Je suis un philosophe et écrivain. J'écris depuis de nombreuses années sur les thèmes religieux et culturels particulièrement. Je suis aujourd'hui devant les suffrages de mes compatriotes pour les valeurs libérales-conservatrices, absentes dans ce scrutin, puissent être représentées.

Bertelat : Et quel homme se cache derrière le bulletin Riccardo ?

Riccardo : Je suis un universitaire qui a fait le choix de rejoindre l'année dernière le mouvement Démocrate. Je veux porter une voix modérée à l'heure où le débat politique se polarise et où le centre, perdu, doit se retrouver. Je suis l'homme qui va redonner aux ostariens cette possibilité de choisir la troisième voix, celle des modérés.


Bertelat : Et pour ce qui est de Monsieur Chastain ?

Chastain : Pour ma part, je ne suis ni écrivain, ni universitaire, je n'ai pas fait de grandes études. Je suis ouvrier de profession et je veux être celui qui porte le projet d'un front populaire, qui unit la gauche pour défendre les intérêts du peuple et renverser l'état de chose actuel dans lequel le pouvoir est dominé par un parti à bout de souffle, qui n'avance plus et qui fait perdre à Ostaria bien des opportunités d'avancer.

Bertelat : Maintenant que chacun sait qui sont nos trois orateurs ce soir, une question qui ne fait plus l'actualité sans avoir été réglée, c'est celle des agriculteurs qui avaient entamés des manifestations et dont les demandes sont restées sans suite. Quelles réponses apporterez-vous ? Monsieur Riccardo.

Riccardo : Nous souhaitons être aux côtés des agriculteurs. Notamment parce ce que ces dernières années, les idées écologistes ont envahi Ostaria et ont bien trop souvent accablés les agriculteurs. Au lieu de les mépriser, nous devons tendre la main pour que la transition écologique se fasse avec les agriculteurs.
Mais aujourd'hui, au delà de la question du rapport des agriculteurs avec le reste de la population, c'est une question de fin du mois. Je veux que de nouvelles normes frappent les chaînes de grandes distributions pour que les producteurs soient rémunérés au juste prix, ce serait déjà une grande étape de franchie.


Bertelat : Quant à vous Monsieur Chastain ?

[b]Chastain :[/b] Je suis sur ce point, étonnement d'accord avec Monsieur Riccardo. Les agriculteurs doivent bénéficier de soutien contre le grand capital qui se concrétise dans les chaînes de grandes distributions mais également les grands propriétaires terriens et les fermes industriels. Il y a donc en plus de ce contrôle des chaînes de grandes distributions et de l'instauration d'un prix minimum des ressources agricoles, en plus d'aides pour la transition écologique à travers l'agro-écologisme, un effort à effectuer dans le sens de la dépossession des grands groupes qui utilisent le progrès technique à des fins déloyales et la redistribution des terres ; en même temps que la redistribution des moyens de production aux petits propriétaires qui cultivent leur lopin. En somme, la première réponse sera la réforme agraire que j'ai déjà proposé, et la seconde sera l'instauration d'un minimum pour les ressources agricoles et des aides à la transition écologique pour pérenniser la situation des agriculteurs.

Bertelat : Monsieur Berg, quelle est votre vision du problème ? Et que proposez-vous ?

Berg : L'essentiel, c'est que les agriculteurs soient protégés de la concurrence qu'ils subissent de la part de producteurs étrangers qui n'ont pourtant pas les mêmes normes que nous. Je vous ait entendu parler de transition écologique. Mais si nous voulons faire de l'écologie sur le sujet de l'agriculture, nous devons inciter le consommer local, pour limiter les échanges maritimes et aériens de marchandises alimentaires que nous produisons ici aussi. Voilà la véritable écologie, celle du pragmatisme, pas celle des grandes formules.

Riccardo : Donc vous proposez que nous rompions avec nos alliés et vous osez invoquer l'écologie comme prétexte? J'ai au contraire la persuasion que ce protectionnisme ne mènera à rien. Laissons le consommateur choisir. S'il veut du local, il pourra consommer du local. Imposer des normes protectionnistes n'a aucun sens. Laissons les consommateurs choisir.

Chastain : Je suis entièrement d'accord avec vous sur le besoin de protéger l'agriculture locale de la mondialisation et c'est également une des propositions de l'Union de la Gauche pour soutenir une économie à visage humain. La nôtre et non plus une économie sans foi, ni loi de pays industriels libéraux et néolibéraux, capitalistes jusqu'au trognon. La recherche de la qualité tant des produits agricoles que des conditions de vie des agriculteurs et non la recherche de profit est notre seul combat. Monsieur Riccardo doit comprendre qu'entre la fin du monde et la fin des accords économiques, notre choix est rapidement fait. Le consommateur n'a pas toujours le choix pour des raisons budgétaires et quand les produits sont importés en gros de pays aux produits phytosanitaires sans nombre, alors ça coût moins cher qu'un produit local de qualité et certifié. Et les consommateurs doivent souvent choisir au moins cher, et ce n'est pas votre ridicule salaire minimum à 900 O$ta qui changera cela.

Bertelat : Si vous le voulez bien nous allons avancer. Un autre sujet dont on ne parle pas beaucoup, c'est celui des moeurs et des libertés individuelles. Considérez-vous que l'état n'est pas assez permissif ou au contraire que les moeurs doivent être plus contrôlées pour conserver de certaines valeurs ? Monsieur Chastain.

Chastain : Je considère l'état actuel comme plutôt permissif. Mais la société ne l'est pas. D'où vient le problème ? C'est que l'état autorise des moeurs qui n'ont pas encore été admises dans la société et cela est un problème du fait d'un manque de communication à ce sujet, ce qui en fait des sujets tabous. Et donc, d'une les gens ne s'autorisent pas ce à quoi ils ont droit, de deux ceux qui demandent plus de droits sont vus comme des allumés et de trois les pratiques autorisées ne sont pas toujours sécurisées et l'état ne met pas toujours des moyens convenables à disposition de la population. C'est très flou mais je vais illustrer mon propos. Prenons le cas du sexe. Rien de moins tabou, parler du suicide fait moins rougir. Eh bien à cause de ce tabou très présent des personnes ignorent que des maladies sexuellement transmissibles peuvent se transmettre par le sexe oral par exemple et qu'il exemple des préservatifs oraux pour l'en empêcher, sauf que ce genre de préservatif n'est pas remboursé par l'état et n'est pas en libre accès. Cela démontre bien que si nous avons quelques avancées par-ci, par-là, le manque d'ouverture d'esprit et de communication à l'égard de certains sujets provoquent de sérieuses carences dans notre système. Je pourrais également prendre la question religieuse et cultuelle qui souffre d'une certaine frilosité dans notre pays. Selon moi, il faut un état plus permissif et qui brise le tabou de ces nouvelles permissions et qui protège l'accès à ces libertés pour la population.

Bertelat : Monsieur Chastain ayant abordé la question religieuse dans notre culture, Monsieur Berg, vous pourriez sans doute développer ce thème qui vous est cher. En tout cas, c'est à votre tour.

Berg : J'ai été souvent opposé à des ouverture sur les sujets sociétaux ces dernières années. Cependant, ce qui est fait est fait. J'ai trop de respect pour celles et ceux sui se sont battus pendant des années pour obtenir un droit, je ne leur retirerais pas. Cependant, je suis un conservateur et je pense que les moeurs ont suffisamment évolué ces dernières années.
Pour en venir à la religion, chacun est libre de sa foi et, par ailleurs, lorsque je parle de culture et d'identité ostarienne, je ne fais pas référence à la religion. Même si aujourd'hui je peux partager avec certaines religions des valeurs conservatrices, je ne fais pas de la religion un modèle à suivre et je n'assimile pas la culture ostarienne à une religion.


Bertelat : Mais pensez-vous que la religion n'est pas un thème assez abordé dans notre société ? et que l'état doit agir face à la religion ?

Berg : Je pense que l'état doit agir là où il est prouvé que la religion développe des situations de fondamentalisme qui met en danger la vie d'autrui. Sinon, de nouveau, nous devons laisser les cultes libres, en ne finançant aucun d'entre eux et en ne prenant pas parti pour aucune d'entre elle.

Bertelat : Quant à vous Monsieur Riccardo quel est votre avis sur la question ?

Riccardo : Les Démocrates se sont toujours tournés vers le progrès. Comme je l'ai déjà dit dans cette campagne, la tendance mondiale est au progressisme, pas au conservatisme et au repli sur soi. Nous sommes donc ouverts à une société plus ouverte encore. Sur le point de la religion, à nouveau, nous sommes ouverts aux différentes cultures religieuses. Cependant, nous estimons que les cultes doivent se financer sans l'appui de l'état. Enfin, dernier point, chacun est libre de ses choix religieux mais comme Andreas Berg, je pense qu'il fait restreindre un culte s'il sert de base à une organisation terroriste de grande échelle en capacité d'agir sur le territoire ostarien.

Bertelat : Le terrorisme religieux fait partie des thèmes chers à l'extrême-droite, vous l'abordez Monsieur Riccardo, sans qu'il n'y ait eu de telles choses en Ostaria, encore moins à grande échelle. Comment comptez-vous agir contre ce terrorisme qui n'a pas encore "émergé" dans notre pays ?

Riccardo : Je sais que cette forme de terrorisme n'existe pas encore. Il s'agit juste là de la seule limite possible que je vois à la liberté de culte. Si nous apprenons que des représentants religieux inculquent à nos enfants une haine de notre pays ou encore des valeurs visant à séparer les hommes et les femmes dans la société, alors, nous devrons réfléchir avec les représentants du dit culte à un encadrement respectueux mais efficace.

Bertelat : Passons à un autre thème de l'actualité. Celui des cités HLM présentées par le Mouvement National comme dominées par une clique de jeunes eibadistes fondamentalistes. Q'en pensez-vous et comment voulez-vous agir par rapport aux cités HLM ? Monsieur Andreas Berg, c'est à votre tour.

Berg : J'ai beaucoup de points d'accords avec le MN. Cependant, je pense avoir là une différence d'approche du problème des cités HLM. Je ne décris pas les cités HLM comme le fait le MN. Ce sont effectivement des zones où le droit n'est pas respecté et nous devons reconquérir le droit dans ces zones. Je pense que le fondamentalisme eibadiste n'est pas encore installé dans ce genre de zones et nous devons d'ailleurs tout faire pour l'empêcher de s'implanter dans nos banlieues. Nous devons d'abord redonner aux jeunes de ces cités des horizons de vie, ce qui éviterait qu'ils n'aient à s'en remettre à des fondamentalistes religieux.

Maintenant, nous savons d'où vient le fondamentalisme. Il vient de l'étranger. Il est financé par des pays étrangers qui parfois même envoient des émissaires prêcher leur haine d'Ostaria et des pays développer où le bonheur n'est pas conforme à leur doctrine. Pour lutter contre ces émissaires, nous devons expulser de manière rapide et efficace chaque étranger présent sur le territoire ostarien soupçonné d'aider des réseaux de délinquance, et particulièrement de terrorisme.


Bertelat : Quand vous dites "expulser", quels sont les moyens que vous voudriez mettre en place et vers où expulseriez-vous ces gens-là ? Quant aux citoyens ostariens prêchant le fondamentalisme eibadiste, qu'en feriez-vous ?

Berg : Un citoyen ostarien appelant au trouble à l'ordre public sera alors responsable de ses actes devant la justice. Pour les expulsions, il s'agira de reconduite à la frontière par laquelle ils sont entrés, ou de retour dans le pays par bateau ou par avion si le pays d'origine est clairement établi.

Bertelat : Quant à vous Monsieur Riccardo ?

Riccardo : Tout d'abord, en tant que responsable politique, je ne peux que dénoncer cette stigmatisation des quartiers populaires par le MN. On insulte pas l'électorat, je suis clairement scandalisé par ce genre d'attaques. Ceci étant dit, je pense que le fondamentalisme eibadiste n'a qu'une cause : la pauvreté dont les quartiers populaires sont victimes. Car la priorité pour que la délinquance baisse, c'est que la précarité diminue. Il faut donc ré-implanter l'économie dans ces zones. Que ces zones re-deviennent des bassins d'emplois avec des solutions crédibles pour l'économie et l'emploi, ce doit être la priorité. Il faut que ces jeunes sentent qu'ils ont un avenir et que l'état est à leurs côtés pour leur en trouver un.

Bertelat : Concrètement que comptez-vous faire pour redynamiser économiquement ces zones ?

Riccardo : Nous devons être prêts, avec les collectivités locales, à investir massivement dans les projets locaux de ces zones. Nous développerons également la formation pour que celles et ceux qui ont quitté prématurément le système scolaire puissent acquérir de nouveaux savoirs, indispensables au moment de trouver un emploi.

Bertelat : Monsieur Chastain, votre point de vue ?

Chastain : Mon point de vue est très clair, tout cela c'est de la poudre aux yeux et les mots de Mme.Moreau comme ceux de mes adversaires sont tout autant faux. Les cités HLM ne peuvent être des centres du fondamentalisme eibadiste ou de tout autre religion uniquement par ce que la pauvreté et l'abandon de la part de l'état y sont présent et s'en ressentent. Le buzz qu'a fait Moreau avec sa vidéo est une mise en scène grotesque. Ce qu'il faut ce n'est pas créer de nouveaux emplois pour faire de ces cités, des cités dortoirs où régnerait la devise "métro, boulot, dodo" mais de faire des emplois nouveaux et un train de vie nouveau. Clairement l'idée qu'il serait bien d'entasser les gens, c'est de la bêtise pure. Le seul avenir des cités HLM aux immeubles sans nombre, c'est la destruction pour le bien-être des populations qui y survivent, qui subissent une condition de vie oppressante. Il ne faut pas que ces zones deviennent des bassins d'emploi, mais des bassins de vie.

Bertelat : Et quels moyens comptez-vous mettre en oeuvre ?

Chastain : Comme je vous l'ai dit la destruction de ces zones et la construction de nouveaux logements, plus spacieux et plus humains. Cela nécessitera plus de places me direz-vous. Pas forcément, d'une part, nous reconstruirons des immeubles en plus grands et plus agréables d'une part, mais d'une autre, nous réhabiliterons de nombreux logements à la ville ou à la campagne que nous mettrons à dispositions de plus pauvres pour un loyer ridicule. Cela permettra de lutter contre les conditions de logement difficiles, dues à l'entassement par exemple, mais également de lutter contre l'exode rural et l'abandon des logements vacants qui se détériorent de jour en jour et dont les coûts de réparation deviennent rapidement exorbitants. Nous allons donc relancer la construction de logement, la rénovation pour améliorer doublement la condition de vie des gens.

Berg : En vous entendant ce soir M. Chastain, j'ai de la peine pour le contribuable qui va devoir payer votre grand plan de logement. Qui plus est si les loyers très faibles ne rapportent presque rien par la suite. Coment finance-t-on cela à part par une grande hausse des impôts?

Chastain : Vous venez de le dire ; par une hausse des impôts et des taxations. Une hausse des impôts sur les grands revenus du travail et du capital et sur une hausse des taxations sur les productions ne répondant pas aux exigences environnementales et sociales. Mais le contribuable ne s'en plaindra pas, car en soulageant la facture de nombreuses personnes, nous leur permettrons de ne plus gaspiller leur argent dans un loyer haut pour un logement minable, mais au contraire d'utiliser leur argent pour consommer et faire vivre les artisans et petits commerces que tiennent les contribuables.

Berg :
Mais le contribuable va payer des impôts rapidement. Mais combien de temps attendra-t-il pour en ressentir les effets? 5 ans? 10 ans? Auquel cas, je pense que beaucoup préféreront le statut quo, même si ce n'est pas une bonne solution.


Chastain : Le contribuable attendra le temps qu'il faudra pour que des gens se décident à acheter à manger. C'est à dire trois ou quatre jours environ. Au bout de quelques jours, ceux qui n'auront plus de loyer à payer commenceront à consommer et donc à faire tourner les commerces.

Bertelat : Permettez-moi de poser la dernière question de ce débat, il s'agit de la question migratoire. Le MN encore une fois, a proposé de limiter l'accueil à 1 000 individus. Quelle est votre réaction, Monsieur Riccardo ?

Riccardo : C'est grotesque. Je pense que le MN oublie que l'immigration est en partie une chance pour notre nation. L'idée d'un quota n'est pas forcément mauvaise mais il ne faut pas l'exagérer comme le fait le MN. Sur ce plateau, nous avons Andreas Berg, qui est loin d'être un grand humaniste, qui propose un quota à 16000. Bien que ce soit encore trop peu, c'est déjà nettement plus raisonnable. Je pense qu'un quota devient intéressant autour des 40000, 50000 personnes. Mais pourquoi pas aussi, être plus flexibles et accorder ou non les droits d'asiles selon les logements, les places en formation ou les emplois disponibles.


Bertelat : Donc pour vous, avant de parler de quota, il faut connaître la situation actuelle. Est-ce que demander un rapport sur ces données sera une priorité pour le Président Riccardo ?

Riccardo : Bien sûr. D'une part parce ce que ce type de données peut servir dans ce domaine mais également parce ce qu'on ne peut pas réformer un pays sans ce genre d'éléments. Et les citoyens ont aussi le droit de savoir ce qui s'est amélioré ou dégradé pendant un mandat.

Bertelat : Monsieur Chastain, votre avis ?

Chastain : Je pense comme Monsieur Riccardo que le quota d'immigration du MN est pure chimère idéologique pour attirer les masses dans les positions extrêmes et inapplicables. Mais je crois que le quota d'immigration tout court ne correspond à rien en cela que ce n'est pas à un état de restreindre la liberté de circulation des populations. Les populations migrent dans l'espoir d'une vie meilleure, là où ils pensent qu'ils peuvent en avoir une. Mais ce n'est pas pour cela qu'ils rejettent leur ancien pays et dans la plupart des cas, les migrants n'ont qu'un seul rêve, retourner chez eux ; quand la propagande des états riches ne leur a pas bousillé la cervelle, cela s'entend. Il faut donc accorder inconditionnellement l'asile et proposer plusieurs solutions pour les migrants. Aux uns, qui veulent rester, on doit accompagner l'intégration par des services publics sociaux, à ceux qui veulent un jour revoir leur pays, il faut leur offrir le droit à l'éducation supérieure pour qu'en rentrant dans leur pays pauvre, ils soient des moteurs du développement humain. Chaque hôte à cette responsabilité envers celui qu'il reçoit. Aujourd'hui, il faut assumer cette responsabilité et arrêter de se voiler la face. Ce qui s'attaquent à l'immigration sont ceux qui sont incapables et incompétents pour assumer sa gestion. L'immigration n'est un problème que pour ceux qui sont incapables de diriger un pays. Aux autres, comme l'a dit Monsieur Riccardo, c'est une force.

Bertelat : Quant à vous Monsieur Berg, Monsieur Riccardo a parlé de votre quota à 16 000 individus en l'accusant d'être trop peu. Comment le justifiez-vous devant nos spectateurs ?

Berg : Alors je commencerais par dire que ce nombre peut évoluer selon un certains nombre de facteurs et M. Riccardo en a cité quelques uns. Ceci étant dit, je pense que nous avons le devoir d'accueillir des réfugiés mais nous devons à tout prix en limiter le nombre pour éviter que nos emplois et nos logements sociaux leur soient attribués en trop grand nombre au détriment des ostariens.

Bertelat : Pensez-vous qu'il serait envisageable pour le Président Berg d'augmenter le nombre d'emploi et logements sociaux pour accueillir plus d'immigrés ou d'autres questions vous semblent prioritaires aujourd'hui ?

Berg : Si le nombre d'emploi grandit, ce quota pourrait augmenter. Mais ces bons résultats doivent avant tout profiter à notre peuple.

Bertelat : Vous êtes donc partisans d'une préférence nationale. D'autres pensent que l'accueil d'immigrant peut au contraire insuffler une nouvelle dynamique et aider la population locale en profitant. Pensez-vous que le dynamisme d'une autre culture puisse soutenir notre peuple ?

Berg : Chaque culture peut nous amener quelque chose. Cependant, de là à dire que nous devons d'abord donner des emplois à des immigrés pour que ça profite 5 ans plus tard aux ostariens, ça me paraît juste exagéré.

Bertelat : Permettez-moi de passer à la dernière question de ce débat. La diplomatie. Monsieur Chastain, quelle sera la voie diplomatique que prendrait le Président Chastain ? Une résolution des problèmes avec la CINS et le Saphyr seront-ils au rendez-vous ou plutôt une ouverture de l'Entente des Nations ?

Chastain : Si je devenais Président, d'une part, j'engagerais Ostaria sur la voie de la réconciliation avec le dialogue international et cela passe avant toute chose par la résolution des tensions avec la CINS et le Saphyr qui est depuis l'incident, gouverné par un camarade et un gouvernement compétent d'Union de la gauche saphyrienne, mais également par un renforcement social et écologique de l'Entente des Nations et par l'ouverture de celle-ci. Il s'agira aussi de soutenir économiquement et diplomatiquement les pays les plus pauvres pour leur émancipation du système capitaliste dans lequel ce sont toujours eux qui trinquent. Enfin, Ostaria fera un pas vers les pays socialistes qui ont ouvert la voie de l'économie planifiée et de la décroissance et sont des modèles dans ces domaines-là, qui sont des modèles d'avenir. En somme, il ne s'agira plus de faire de la diplomatie pour trouver le plus d'accords possible, mais de faire de la diplomatie pour s'accorder stratégiquement avec une certaine éthique, par exemple, demander l'extradition mutuelle si la peine la plus basse entre les deux pays est appliquée, ou alors faire des échanges culturels et étudiants entre moults pays ; ou simplement des accords humanitaires et économiques réfléchis et bien sûr contre le libre-échange destructeur. En somme, il s'agira de repenser la diplomatie compte tenu du poids d'Ostaria dans le monde.

Bertelat : Quant au Président Berg, quelles seront ses positions et quelle orientation impulsera-t-il à notre pays ?

Berg : Je résume ma position diplomatique en deux mots : Souveraineté et Fierté. Aucun pays ne doit avoir le droit de nous insulter ou de nous dicter notre politique. Et nous n'accepterons absolument aucun manque de respect de la part d'un pays étranger. De fait, nous ne reprendrons aucun dialogue avec l'Empire du Saphyr, que ce soit très clair.

Bertelat : Quant à l'Entente des Nations, soutenez-vous une ouverture comme Messieurs de Brétigny et Chastain ou plutôt un statut quo, voire la dissolution ?

Berg : Je soutiens plutôt un statut quo, inutile de de nous élargir trop. Le but est d'avoir un cercle d'alliés proches dans une même faction et les alliés plus lointains n'ont pas la légitimité de siéger avec nous.

Bertelat : Quant à vous Monsieur Riccardo, quelle est votre opinion ?

Riccardo : Je pense qu'il faut ouvrir l'Entente des Nations, sans cependant en faire un hall de gare. Concernant le Saphyr, je suis favorable à une ouverture du dialogue pour voir dans quels termes nous pouvons ré-entamer une nouvelle relation.

Bertelat : Avez-vous des exemples de limites que vous mettriez à l'entrée de l'Entente des Nations ? Ou des exemples de conditions auxquelles vous contraindrez le Saphyr à se tenir pour ouvrir de nouveau la voie diplomatique ?

Riccardo : Je ne veux fixer de règles ou de critères. Je veux que l'Entente des Nations soit un cercle rassemblant nos alliés. Voilà le critère, que tout pays candidat soit un allié proche.

Bertelat : Nous allons donc clore ce débat, merci à vous d'avoir participé.

Chastain :
Ce fut avec plaisir.


Riccardo : Merci de l'organisation et merci à mes adversaires

Berg : Je suis ravi que nous ayons pu confronter nos idées. Les ostariens savent désormais à quoi s'en tenir.

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