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Petit guide pour les politiciens en herbe

NOUS SOMMES EN L'AN 169

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[LA] : Tribunes Libres

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Julien Chastain
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mer. 1 mai 2019 23:32

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La Grande Incivilité


De toutes les hontes que s'inflige les lois de notre pays. De toutes les offenses que fait la nation à la civilité. De tous les crachats, les mégots, les tomates pourries jetées à la dignité nationale, leur code civil en tout point surnage. Leur code civil, celui qui a été imposé à l'Ostaria, leur code, pas le nôtre. Car ce code est liberticide et profondément réactionnaire, il ne devra être fait par le pouvoir aucun excès de nostalgie ou de mélancolie lorsque celui-ci -si toutefois il se montre légitime et progressiste- devra jeter aux flammes de la disgrâce le honteux tas d'immondices qui aujourd'hui règne encore sur tout le pays. Cinquante-six millions d'individus sont outragés par un code civil infamant. Il est temps de dénoncer, de proposer et de reconstruire.

La dignité est un concept trop flou, trop subjectif, en somme personnel pour être dans la législation, et pourtant quelle surprise n'est-ce pas, de voir ce mot, accompagné de respect tout aussi sujet à débat, et de son grand ami de longue date décence, qui traîne avec eux dans le camp des mots non-objectifs. Tout cela pour parler des comportements à avoir par rapport au corps humain. C'est à dire que notre République laïque sacralise dans son code civil le corps humain et mystifie les rapports permis avec lui. Cependant, remarquez-le, que la procréation et la gestation pour autrui sont interdites par ce même code. En cela, notre "démocratie" veut dire que ses "citoyens libres" ne le sont pas assez pour être en mesure de choisir si procréer ou enfanter pour autrui respecte ou non, son corps, sa dignité et sa décence. Est-ce à dire que procréer ou enfanter pour un autre est indécent ? Non, sinon le faire pour soi le serait tout autant. Est-ce à dire que toute procréation ou gestation doit être dans son intérêt ? Non, sinon procréer pour l'enfant d'un autre serait légal pourvu qu'on y trouve quelque intérêt moral ou pécuniaire. En fait c'est à dire que la République a décidé arbitrairement qu'il serait indécent, indigne et irrespectueux pour un homme ou une femme de procréer ou d'enfanter si l'enfant qui naîtra avait été conçu pour des parents intentionnels différents des parents biologiques.
Ce qui pourrait passer pour une protection de la femme est en réalité, une protection de la morale surannée. Car le réel problème qui réside lorsque des parents biologiques décident de procréer pour un couple intentionnel, ce n'est pas l'acte, c'est lorsque le couple biologique a été obligé de procréer. Le problème qu'invente notre République est celui de la nécessité que les parents biologiques soient les parents intentionnels. Que leur importe qu'un couple intentionnel soit stérile et ne puisse qu'avoir ce recours -au vu de l'organisation désastreuse des orphelins ! Alors que toute la justice et l'injustice doivent être guidées par la situation, ce qui explique l'usage de juges et non d'applicateurs de peines, ici, le code civil instaure arbitrairement une loi fondée sur la morale, condamnant l'acte. Ce qui est inacceptable.
Qu'un couple veuille procréer pour aider un autre est le même acte qu'un couple forcé de copuler pour un autre. Pourtant l'un est juste, l'autre injuste. Notre loi ne fait aucune différence et condamne également le couple altruiste et le couple esclave.

Il serait également intéressant d'interroger les législateurs à propos de la différence faite entre la prostitution et la pornographie. Deux cas pour lesquels un acte sexuel est vendu, l'une est illégale, l'autre est taxée et encouragée. La GPA légitime, altruiste, celle sans domination contrainte -la seule loi morale que la justice devrait respecter- ne peut être rapprochée ni de la prostitution illégale, ni de la pornographie, contrairement aux apparences. Si dans ces trois cas, le corps et les fonctions sexuelles sont au coeur du débat, la GPA ne marchandise ni le corps, ni l'enfant et n'est qu'un compensation à une défaillance naturelle pour un couple stérile.
C'est en voulant imposer sa conception dépassée de la dignité, de la décence et du respect que le code civil est liberticide. Dans ce cas concret il impose une limite que seul le consentement de chacun doit limiter. Si pour une femme accoucher pour un autre est hors de question, d'autres sont prêtes à le faire ; et cela ne posera du tort ni à elle, ni à l'enfant qui viendra au monde et aura deux parents aimants, ni à quiconque. Au pire cela constitue une offense à quelques conservateurs mal lunés.Va t-on punir une offense maintenant ? En disant qu'il m'arrive de coucher avec des hommes, je fais une offense à une certaine part de la population, mais c'est mon droit de m'exprimer, c'est ma liberté qu'importe ce qu'en peut-on penser et qu'importe si quelque moralisateur pense que c'est indécent, irrespectueux ou indigne. La dignité, la décence et le respect de son corps n'est défini que par soi-même, porter une vision morale au stade de loi revient à un paternalisme oppressant et relève de la fabrication de la pensée par une République prétendue neutre. Si je peux dire sans craindre le fer ou la torture, mon goût pour les hommes libertins surtout quand ils sont dans mon lit, il devrait en être autant pour les hommes et les femmes qui procréent et enfantent pour d'autres volontairement. Il relève de leur liberté, de consentir à l'acte. La loi ne devrait être là que pour punir ceux qui contraignent des pauvres gens à le faire.

L'article suivant, le onzième du code civil est lui aussi une aberration pour la République aux quatre étoiles. Effectivement il pose comme principe du don d'éléments ou produits de son corps, l'anonymat du donneur et du receveur. Nul besoin d'épiloguer ou de parler longuement pour trouver que le principe comme la pratique sont dangereux et devraient être supprimés au plus vite. Combien d'enfants nés d'un don de gamètes aimeraient connaître celui, celle ou ceux qui ont donné de leur personne pour leur donner la vie ? Combien de personnes aimeraient connaître celle qui leur aura donner un rein ? Combien d'enfants auront besoin de connaître le passé génétique de leurs parents biologiques ? Il a toujours été question de protéger les donneurs mais jamais les receveurs, aujourd'hui les receveurs demandent le droit sacré -en tout bien, tout athéisme- de savoir qui les a aidé. Les enfants nés de dons ont besoin de pouvoir connaître ceux qui ont donnés leurs gamètes pour eux, sur leur seule demande.

Continuons la lecture de ce code incivil, l'article 19 fait hérisser les cheveux sur la tête de nos valeurs. Quelle infamie d'oser demander à ceux réclamant la nationalité un travail depuis au moins un an. Déjà que c'est une honte d'ôter sa nationalité à un terroriste, puisque chacun à une nationalité et cette mesure dure ne fera que leur donner raison et leur donner des raisons -et quelles raisons !- de s'en prendre à une nation qui le refuse. Non ! Ce n'est pas comme ça que l'on remet dans le droit chemin, l'égaré, le droit le plus intouchable et inconditionnel de toute république est de ne jamais empêcher quiconque de s'améliorer, et ne jamais abandonner ses enfants, c'est cela ; la mère patrie aime tous ses enfants.
Force est de constater que cet article scélérat -un parmi tant d'autres que nos glorieux futurs avocats apprennent au grand damne de leur humanité- préfère aux pauvres que l'on fait passer pour des assistés malgré le manque cruel d'aides et de redistributions sociales en Ostaria, les riches qui eux auront un travail depuis un an. Tandis que les riches étrangers sont à la limite d'acheter leur nationalité, les pauvres n'auront donc aucune patrie ? Subissant déjà une ségrégation des employeurs qui préfèrent certains accents, couleurs ou cultures, ils doivent de plus trouver de misérables contrats et les souffrir pour obtenir qu'on se penche sur leur cas et qu'on commence à se demander s'il ne faudrait pas invoquer la solidarité nationale ? Quelle honte ! Il faut d'abord ôter cette condition infâme et ensuite ouvrir la solidarité aux pauvres qu'ils soient ostariens ou étrangers. Pauvres d'ici et d'ailleurs, si vous vivez sur notre territoire, vous êtes les fils de l'Ostaria, nous vous devons hospitalité, solidarité et nous avons envers vous les mêmes devoirs que vous auriez si c'était nous qui mendions notre vie.

La dernière chose qu'il faudra corriger parmi les principales que je souhaitais aborder se résume à un mot n'apparaissant nullement mais donc la doctrine déprise tout le titre IV : homophobie. C'est le mot d'ordre liberticide de l'ultime part de leur code incivil. L'homosexualité n'est pas une folie ou que sais-je encore et refuser d'offrir aux amours homosexuelles les mêmes droits législatifs est la porte ouverte aux dépréciations, aux pathologies mentales, aux thérapies de conversion, aux punitions, aux pendaisons, aux peines de prison. Bien que notre code pénal n'en soit pas tombé si bas pour l'instant, ne pas accorder les mêmes droits aux amoureux selon ce qu'il y a dans leur pantalon est le premier pas de l'homophobie, en même temps qu'une inégalité criante et contre laquelle tous les partisans républicains pour les droits des peuples et des individus doivent s'unir.
L'amour touche de ses flèches hommes et femmes sans soucis du sexe, l'humain est ainsi fait : capable de tomber sous les charmes d'une personne du sexe opposé ou du même. Qu'importe, c'est la nature ! Aussi la ségrégation orchestrée par notre nation est une abomination à combattre, au nom de l'amour libre et de la liberté de choisir la manière de le vivre, il faut ouvrir les formes du pacte civil et du mariage à deux humains -ou plus dans la limite du consentement individuel- qu'importe leur sexe. En cela, ce code civil constitue une injure liée à l'orientation sexuelle et cela est un délit de catégorie B, qui sera le motif d'un dépôt de plainte de la part du M.A.P à l'encontre de l'Etat qui devra répondre de cette injure. Puisqu'une injure est un geste, un procédé, une parole ou écrit adressés directement et délibérément à une personne pour l'offenser. Or cette ségrégation homophobe est un procédé adressé directement et délibérément à une communauté pour l'offenser. D'où la plainte que nous déposerons.
S'il advenait que l'homophobie ne soit pas radiée du code civil, tout nouveau législateur aurait ce devoir de le faire.

Comme il n'est pas reconnu comme un abus de pouvoir de trop limiter la liberté de ses citoyens dans le cadre de l'interdiction de la GPA, comme il n'y a aucun crime de discrimination à l'encontre des pauvres, comme il n'existe pas de peine pour interdire aux enfants nés de dons de connaître leurs géniteurs, nous ne pourrons pas porter toutes ces affaires au tribunal, il faudra élire des socialistes révolutionnaires pour parvenir à faire changer les choses. Autrement il faudra que notre constatations dure et elle n'est guère jolie. Pour tout dire, il y a quelques choses de pourri au royaume d'Ostaria. Les chemins du progrès et de l'émancipation sont longs et il faut s'y faire ou succomber.

Julien Chastain, 2 mai 165


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Julien Chastain
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jeu. 13 juin 2019 00:15

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Lettre aux Députés de demain


Chers députés,

Vous qui êtes censé nous représentez, vous qui avez pour devoir de gouverner à la place du peuple, vous dont le rôle fut d'être l'élite éclairée d'un peuple illettré pas assez instruit pour se diriger en attendant qu'il se mène seul, vous qui avez perdu cette importance, vous qui n'êtes plus que l'ombre de ce que vous avez été et les détenteurs d'un pouvoir qui ne vous revient pas, usurpateurs malgré vous de l'équilibre et de la paix civile, vous dont je fais peut-être parti, qu'est-donc votre devoir ?

Est-ce de voter les lois de la même main, de suivre le mouvement qu'on vous insuffle, le souffle conformiste qui vous mène au même désert qu'avant qui ne laisse à l'avenir aucun futur, qui détruit pas à pas la terre et l'humanité dans les coeurs de vos citoyens, devez-vous toujours suivre le chemin des pères et leurs méthodes doit-elle être la vôtre ? Vous est-il permis de suivre les huées imbéciles et d'y répondre par des applaudissements abrutis, de donner aux courants destructeurs et ses mains, et sa voix ? Êtes-vous tenu de suivre ce qui n'a jamais été que la misère, la bêtise et la futilité ? Quelle action vous-est il interdit de mener ?

Députés de demain, vous dont le nom ne peut m'être connu, ni le nom, ni la pensée. Ne vous laissez pas abattre par ces préceptes et ces traditions, vous n'êtes pas des machines à décider, il faut vous écarter de ce chemin tracé qui guide soi disant vos pas. Il ne les guidera qu'aussi longtemps que vous le suivrez. Quittez-le ! Si on vous élit encore, ce n'est pas pour faire la même chose que tant d'autres ont fait. S'ils avaient bien fait, on n'aurait plus besoin d'élire. Ils ont échoué, n'échouez pas à votre tour. Refusez d'obéir aux ordres, aux convenances, aux conventions. Militez par tous les moyens, faîtes entendre la voix qu'il y a au fond de vous, celle qui vous pousse à voir que tout un chacun peut se gouverner, que vous n'êtes là que pour mettre un visage sur l'autorité illégitime.

Bloquez par tous les moyens légaux et légitimes les lois scélérates, à défaut de gouverner, empêcher de gouverner, si la majorité n'a rien de juste, si ses lois ne sont pas celles dont un peuple a besoin, si ses lois ne sont pas dictés par des sentiments humains honorables, si rien ne peut les justifier sinon l'artifice économique et sociétal, et l'argumentaire vide qu'est le postulat civilisateur, alors bloquez. Ce n'est pas une option, c'est un devoir. Si l'Etat ne sort pas les miséreux de leur état, s'il persiste à diviser la société en classes, si la santé reste un marché juteux, si les armes continuent à se vendre, si les lobbies continuent à prospérer, si la finance joue encore avec la nourriture : Bloquez.

L'obstruction parlementaire ne fait pas tout. Bloquez physiquement. Empêchez les séances de se tenir, prenez la parole et discourez pendant des heures, prenez les textes et brûlez-les, refusez de jouer au jeu des hypocrites, refusez de vous pervertir et d'être complice d'un modèle que vous abhorrez. J'entends déjà ceux qui me répondront qu'il faut respecter la représentation du peuple qu'importe soit elle. Quoi ! Ce sont ceux qui n'ont que ce mot à la bouche "représentativité" pour faire croire que le peuple est représenté entièrement, alors qu'il n'est représenté seulement par le moins pire et que les minorités sont ignorées totalement, ce sont ceux-là qui me répondent ?

Si la représentativité avait quelque valeur, vous devriez, députés de demain, la respecter. Elle n'est en rien respectable. Refusez d'obéir et de défendre le système imposé par ceux qui le mènent. La représentativité ne représente que les élus dans l'hémicycle. Ne vous pliez aux lois que si elles sont en faveur de tous, que si elles servent l'intérêt commun, indissociable de l'intérêt des plus faibles. N'acceptez pas de reconnaître la légitimité d'une majorité illégitime sous prétexte qu'ainsi, elle reconnaîtra votre légitimité quand vous serez majoritaire. Ne jouez nullement à ces manières bourgeoises, soyez honnêtes avec vous et avec le peuple. Refusez la procédure, refusez d'offrir une quelconque légitimité à l'injustice, gardez vos mains dans vos poches aux heures d'applaudissements, tournez votre langue aux heures des discours emplis d'hypocrisies et de beaux mots.

Chers députés, vous qui irez demain à l'Assemblée. Ne vous soumettez pas aux codes surannées. Députés, n'écoutez pas les paroles qui ne sont pas vôtres, les miennes en premier. Députés ne vous prostituez pas à nulle idée, ne soyez attachés à personnes, refusez d'abandonner votre esprit critique, soyez toujours prêts à tonner, à vous révolter, à refuser, à s'insoumettre, à se libérer, à se battre, à lutter quitte à mourir pour vos idées.

Julien Chastain, 13 juin 166


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Julien Chastain
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jeu. 5 sept. 2019 19:28

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Les Grands Menteurs Présidentiels 1 : Andreas Berg, la Sécurité et l'Economie


Dans cette série d'articles nommée "Les Grands Menteurs Présidentiels", les programmes des différents candidats opposés à l'Union de la Gauche seront décortiqués et critiqués par l'analyse rationnelle des propositions.

Monsieur Andreas Berg, candidat indépendant proche de la droite dure et du libéral-conservatisme,
Il a, au jour de l'écriture de cet article, dévoilé son programme économique et son programme sécuritaire.

Son programme économique ? Il est d'une simplicité déconcertante ; ne rien faire et laisser le patronat seul maître à bord. Dans la société postmoderne dans laquelle nous vivons c'est évidemment, non une main tendue, mais la main du pouvoir tendue au grand capital. Il est impensable que le grand patronat sans joug agissent dans l'intérêt commun qui est indissociable de l'intérêt des plus faibles. Au contraire, ainsi libéré, la première chose qu'il fera sera d'accroître ses capacités de production et d'accentuer son innovation technologique afin de balayer d'un revers de main, les petits commerçants et les artisans ; et l'environnement par la simple surproduction dont il sera à l'origine pour tenter de réduire ses prix.

Mais laisser les patrons libres c'est également s'enfoncer dans l'abaissement des conditions de vie de nos citoyens ; contrairement à ce que les libéraux-conservateurs tentent en vain de faire croire, une concurrence libre ne va pas tenter d'être la plus compétitive pour ses employés ; l'entreprise libre va s'accorder avec ses concurrentes pour réduire la paie des travailleurs et dégager plus de profit pour vendre ailleurs, ce n'est pas dans la théorie libéral-conservatrice mais dans la réalité.

L'absence d'encadrement de l'économie ne peut faire d'Ostaria qu'une république bananière au profit de grandes firmes transnationales.
Laisser l'économie libre c'est en quelque sorte développer la production exponentielle des richesses pour qu'elle finisse dans les poches des patrons d'ici et surtout d'ailleurs, car sans une économie contrôlée la redistribution des richesses n'est pas effectuée. Vivre à côté d'un milliardaire n'a jamais rendu quiconque plus riche, vivre dans un pays égalitaire, si.

Andreas Berg défend son programme par la nécessité de la relance économique d'après-guerre. Pourtant l'économie ne pourrait-elle pas être relancée en même temps que le droit des travailleurs afin que l'enrichissement dégagé soit contrôlé et profite à tous ? En somme qu'on relance l'économie et les conditions de vie de notre pays ?

De plus ce même homme, propose d'aider les petites et moyennes entreprises. Sans taxer les plus importantes cela semble difficile à moins que le Président Berg ne ponde des lingots d'or pour contre-balancer ses dépenses. A ceux qui ne s'en doutaient pas, c'est un cadeau empoisonné que ferait un Président à son pays ; aider un peu les petites et moyennes entreprises tout en forgeant la puissance destructrice des firmes mondiales auxquelles les PME, même soutenues ne pourront résister.

La loi du marché que veut appliquer Berg, ce n'est pas la loi du mérite, c'est la loi du "fils de" et la loi du "écraser l'autre ou se faire écraser".

Pour ce qui est du programme sécuritaire d'Andreas Berg, il est décevant et dystopique.
Dans la vision terrible du philosophe tout aussi terrible, le budget de la police et ses effectifs doivent être grossis, les citoyens honnêtes peuvent posséder jusqu'à deux armes, les émigrés soupçonnés -sans preuve donc- de terrorisme ou de délinquance peuvent être déportés en masse, on emprisonne à tour de bras, il existe des peines minimales pour un crime qu'importe son contexte, on limite les entrées sur le territoire, on interdit à des populations entières d'accéder au territoire du fait de leur origine et on interdit aux étrangers de "vagabonder" -c'est à dire d'être sur un espace public sans visa ou pire... sans argent liquide !

Prenons ces mesures une par une :
- L'augmentation des budgets et des effectifs de la police est une mesure récurrente chez la droite, arguant que la police est la seule défense de notre sécurité. D'une part cette analyse est fausse puisque l'éducation, la prise en charge, l'aide sociale et l'assistance sont par exemples des facteurs qui augmentent ou réduisent les taux de criminalité. La mesure est d'une autre part biaisée car les services policiers ostariens n'ont pour le moment demander aucune augmentation des effectifs, cependant qu'une augmentation des budgets semble nécessaire pour améliorer leur condition de vie et leur formation. Il apparaît clairement que de meilleurs policiers plus formés sont mieux que l'engagement de 10.000 nouveaux policiers comme le promet le candidat dissident. Enfin, reste la question budgétaire. Engager 10.000 policiers et augmenter les budgets de la police en taxant moins, comment est-ce possible ? En rognant sur les autres dépenses, notamment sociales, ce qui favorisera la criminalité ; donnera du grain à moudre aux policiers ; donnera l'impression d'un manque de personnel qui nécessitera de rogner encore sur des secteurs clés ; ce qui alimentera une spirale infernale.

- Le port d'armes, se base sur un constat faux ; la nécessité des gens à pouvoir se défendre d'eux-mêmes en cas d'attaques massives et l'esprit sain et contrôlé de tout homme. Le premier est faux en cela qu'Ostaria n'est pas la cible d'attentats à répétition ou d'attaques de masses. Le second est faux car un jour tout homme sain peut sombrer sans prévenir dans la folie, être sujet à une saute d'humeur particulièrement violente, etc.
Même si le candidat n'annonce pas quels tests il faudrait passer pour obtenir le fameux sésame et qu'il résume le volet psychiatrique à l'absence d'antécédents, chacun espère bien qu'il faudrait plus pour obtenir le droit de posséder jusqu'à deux armes (sans plus d'information au niveau des armes autorisées). Résumer la capacité à porter une arme par de simples tests à un instant T, c'est oublier que chacun d'entre nous a ses hauts et ses bas et peut parfois commettre l'irréparable s'il est armé, à un mauvais moment. Tous les hommes et femmes sont faillibles et démocratiser les armes à feu serait un danger fou pour un besoin sécuritaire inexistant.
Sans oublier que créer une telle industrie profitera également aux délinquants et terroristes étrangers ou nationaux qui trouveraient un grand stock d'armes facilement obtenables, malgré un bon contrôle.

- L'expulsion des immigrés soupçonnés de terrorisme ou de délinquance est un moyen détourné de dire qu'Ostaria pourra opérer une purification ethnique parmi ses immigrés quand bon lui semblera. D'une part, cette mesure est inhumaine car elle autorise l'Etat à déporter toute personne sans la nationalité ostarienne (réfugiés comme touristes ou gens du voyage), de plus elle va à l'encontre du contrat social établit au sein de toute la société ostarienne ; celui-ci établit que toute sanction doit être précédée d'un jugement équitable sans exception. Or, se donner le droit de punir sans jugement, sans preuve avec pour seul appui un simple soupçon venu d'un bruit qui cours, d'un on-dit ou de l'imagination de quelqu'un, de refouler des immigrés c'est aller contre la conception de justice qui unit notre population.
De plus, allez défendre diplomatiquement le droit de votre état à déposer des immigrés soupçonné de délinquance, dont on ignore la nationalité dans le pays d'un autre.

- L'ouverture de 20.000 places de prisons est encore une fois dans la logique libéral-conservatrice, un excellent moyen de combattre le crime : en l'enfermant. Or la prison ne dure qu'un temps et dans des conditions déplorables, sans soutien ou aide pour s'améliorer le délinquant repassera à l'acte sitôt sorti. La justice ferme de Berg va créer des délinquants et ces nouveaux délinquants seront plus souvent récidivistes. Au moins, nos flics et nos juges auront du travail. Dans tous les pays qui apportent une accompagnement et des méthodes dignes de réinsertion pour les délinquants, les taux de récidives chutent, mais ce n'est pas au programme de Berg qui préfère mettre les délinquants en prison et attendre en croyant que le bon dieu viendra les aider au fond de leur cellule.

- La mise en place d'une peine minimale pour les crimes est le début d'une justice systématique dans laquelle un acte est puni comme un acte sans contexte. Une femme ayant tué son mari qui la battait et ses enfants avec peut-elle être condamnée autant que celui qui aura tabassé un "pédé" ? Celui qui a tué pour des problèmes psychologiques doit-il être condamné contre ce même con homophobe ? Tout le monde qui est doté d'une once d'intelligence vous dira que non. Monsieur Berg vous dira qu'ils doivent être au moins punis pareillement. Et si le Président continuait dans cette voie, nous arriverions à un système judiciaire dangereux et inhumain. C'est déposséder les juges et jurés de leur capacité de jugement que de leur dire ce qu'ils doivent au moins faire.

- Le rétablissement d'un quota d'immigration est insensé car il ne distingue pas les gens qui viennent s'installer en Ostaria et ceux qui ne font que passer soit pour rejoindre un autre pays plus tard, soit pour revenir chez eux dès qu'ils le pourront. De plus, il est certain que dans son idée, le système migratoire Bergien est sélectif. Ce qui signifie que les immigrés riches seront plus aptes à recevoir un visa que les immigrés miséreux. Or ce sont bien les plus misérables qui ont le plus besoin d'aides !

- L'établissement d'une liste noire, rappellera aux lecteurs à quel point la droite dure et l'extrême-droite sont partout les mêmes. Fait au Saphyr, la mesure inspire Ostaria ! Faut-il rappeler qu'encore une fois, juger d'avance un individu sur son identité et l'état de son actuel gouvernement rompt avec les principes qui font la légitimité de notre état ? établir que tels ou tels expatriés ont droit ou non de venir sur notre sol c'est équivalent à un décret qui dirait que les habitants de Menargues ont moins de droit que ceux de Tuse puisqu'ils ont un maire de Gauche et que le gouvernement est de droite.
Juger sur des critères qui dépassent l'individu ce n'est pas lui accorder l'équité de la justice, or notre république s'appuie sur cette équité pour affirmer sa légitimité à gouverner.

- L'instauration d'un délit de vagabondage pour les étrangers est ouvertement xénophobe -comme toutes les autres propositions scandaleuses de Berg en fait- car elle insinue qu'un étranger doit toujours avoir sur lui un visa....et...asseyez-vous bien....de l'argent liquide ! Comble de la bêtise Bergienne, non content d'être obsédé par la croissance économique, il est obsédé par la possession de monnaies par les étrangers. Un étranger qui aurait une carte de paiement mais ni pièce ni billet serait donc un vagabond ? Et un citoyen ostarien n'ayant ni billet, ni pièce, ni argent de quelque sorte ne risquerait rien, lui ?
Et un vagabond risquerait une amende puis une expulsion ? Pourtant n'y a t-il pas un projet bergien qui demande à ce que tout étranger soupçonné de délinquance soit expulsé d'office ? Quelle est donc cette justice caricaturale et contradictoire ?
Outre que les étrangers qui doivent faire leur demande de visa seront dans un lieu public et n'auront pas encore de visa -donc pourront être sanctionnés puis expulsés- cette loi est profondément injuste et va à l'encontre du droit d'asile, un droit fondamental et inaliénable qu'Ostaria reconnaît à chaque être humain sur Terre.

En somme, vous l'aurez compris, les propositions du candidat et philosophe Andreas Berg sont des tissus d'inepties incohérentes entre elles et biaisées. Contrairement à ce qu'il est conseillé de faire pour un philosophe, nous conseillons à Monsieur Berg de retourner écrire et de limiter son engagement politique à l'écriture d'ouvrages inconnus et lus par personne, pour le bien de sa personne.
Sauf une vision claire, pragmatique et critique nouvelle, ce philosophe ne pourra rien faire en politique du fait d'erreurs trop simplistes dans son analyse sociétale -ou du moins dans ses réponses trop simplistes.

Julien Chastain, 5 septembre 169


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ven. 6 sept. 2019 23:54

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Les Grands Menteurs Présidentiels 2 : Albert Riccardo et le libéralisme

Dans cette série d'articles nommée "Les Grands Menteurs Présidentiels", les programmes des différents candidats opposés à l'Union de la Gauche seront décortiqués et critiqués par l'analyse rationnelle des propositions.

Laissez-moi vous présenter Monsieur Albert Riccardo. Candidat investi par Les Démocrates aux élections présidentielles, celui-ci se démarque des autres candidats parce qu'il se veut être un centriste opportuniste qui attrape tout ce qui passe à sa portée. Lors de son safari électoral, il ne s'en prend pas aux éléphants ou aux rhinocéros mais plutôt aux libellules et aux papillons, si on voulait faire une petite métaphore à son propos. Et si on ne veut pas, qu'importe ! c'est comme cela qu'il est.

Ainsi ce monsieur qui n'a pas encore bien détaillé son programme, se présente comme un libéral, centriste qui sait allier aussi bien les néolibéraux que les sociaux-démocrates, enfin c'est ce qu'il dit ! Aux élections municipales, rappelons que son parti n'a été présent que dans une seule ville : Menargues, seule ville qui est passée à la gauche....Dans les faits, le parti de Dickson n'est donc pas très apprécié des sociaux-démocrates à vue de nez.

Les présentations faîtes, on va pouvoir s'attaquer à son programme plutôt qu'à ses tentatives de coalition, infirmée par la réalité. Lors de son premier meeting au Grand-Théâtre d'Illonlieu, ses propositions se sont comptées sur le moignon de la main, il n'y en avait aucune sinon une vague référence à une économie libérale, républicaine et tolérante. En somme un gros mélange d'idées sans queue ni tête, tout juste bon à donner l'impression d'une bonté d'âme et de nobles sentiments enfouis dans l'orateur, derrière ses discours pompeux et qui ne sont pour ainsi dire que des étalages de mots sans qu'aucune avancée dialectique ne soit accomplie, sans qu'aucune présentation d'idée soit faîte. Bref tout pour flatter l'électeur, rien pour le faire réfléchir.

Dans son second meeting au Zénith de Condail, il commence à énoncer quelques idées, c'est pour cela que j'ai décidé de les analyser et de les critiquer sévèrement, car ses propositions ne sont que des brides contradictoires d'une pensée fumeuse. En effet, le "libéralisme modéré" que propose Albert Riccardo n'est en rien une nouveauté, ni même une aurore au sein de la bêtise brumeuse du centre et de la droite. Il propose un libéralisme modéré conscient des enjeux sociaux et environnementaux qui pèsent sur notre état et sur la quasi-totalité des états de ce monde.
Comment comptes t-il nous prouver qu'il a tout d'un coup obtenu sa conscience sociale et environnementale ? Par un salaire minimum ridicule à hauteur de 900 O$ta mensuel, bien en deçà de ce que propose l'Union de la Gauche par exemple, à 1300 O$ta par mois.
Cependant dans le même temps, il profite de son annonce qui plaira aux sociaux-démocrates pour annoncer qu'il réduira les charges qui pèsent sur les entreprises, arguant que celles-ci sont mal-aimées de la classe politique. Personnellement, je trouve que de Brétigny chérit trop ses entreprises, Riccardo vient nous dire qu'il est terrible avec elles. Voilà qui est amusant.

Nous voyons surtout par ces deux annonces, la technique manipulatoire de Riccardo pour obtenir des voix : il annonce une mesure sociale pour attirer le centre-gauche et la gauche à lui et ensuite, subrepticement il invoque vaguement une mesure néolibérale. Le spectateur attentif n'aura pas raté ce passage et aura compris le plus simplement du monde, que son soi disant libéralisme conscient des enjeux sociaux et environnementaux, c'est de la poudre aux yeux.
La conscience sociale, ne donne pas envie de donner des salaires minimums ridicules. D'autant que le candidat n'indique pas le nombre d'heures nécessaires à travailler pour un tel salaire. On pourrait aussi bien travailler 40 heures pour 900 O$ta, que 28 heures. Or le candidat ne l'indique pas, il indique juste un salaire minimum sans aucune autre forme de rattachement concret à la réalité des travailleurs.
Et sa conscience environnementale tourne court également, puisque après, annonçant une politique audacieuse, il ne fait que du boniment en tricotant autour de l'idée que la transformation de la société -quelle transformation ? on ne sera jamais- doit se faire avec les entreprises -lesquelles ? on ne sera pas non plus- et c'est sur ce mystère que finit sa page de ripolinage vert, de "green washing" électoral.
Sa conscience environnementale est donc au point mort puisque sa seule "politique audacieuse" c'est de discuter avec des entreprises. Du reste, il veut les dynamiser par l'abandon de charges et les libérer pour qu'elles créent "richesses et emplois" c'est à dire qu'elles paient mal de plus en plus de travailleurs et qu'elles surexploitent l'environnement encore plus qu'avant.
Les propositions de cet homme-là sont donc, comme chacun peut le constater, du vent et rien d'autre sinon une manière habile d'attirer les personnes qui possèdent un minimum d'esprit social et environnemental, alors que sa politique va à l'encontre du progrès et suit les éternels mêmes dogmes toujours ressassés et présentés sous un nouveau jour à chaque élection.

Ensuite, son programme veut être progressiste. Par exemple par l'autorisation pour toutes les couples de femmes d'accéder à la PMA. C'est une très bonne chose, mais le feront-ils ? Assurément mais dans quel but ? Il faut également se poser cette question-là quand on se demande pour qui voter. Le progrès sociétal ne doit pas dissimuler une récession sociale. Ouvrir la PMA aux couples de femmes, ce sera un grand pas dans le plat du progrès, mais si Monsieur Riccardo applique les quelques propositions qu'il exprime, alors les entreprises payeront moins ce qui veut dire qu'il faudra faire des coupes budgétaires. Par exemple dans la santé, ce qui signifierait que la PMA serait légale pour les couples de femmes mais toutes les femmes en couple ne seraient pas l'égales des autres face à la PMA qui ne pourrait pas être remboursée par l'Etat et qui serait donc réservée à une élite.
Amener du progrès dans la société c'est une bien belle chose, encore faut-il que le reste suive. Les couples de femmes prolétaires n'ont que faire d'une PMA réservée aux plus riches, or quand on décide de taxer moins les entreprises et en même temps d'autoriser la PMA, il faut trouver l'argent pour financer une démocratisation de ce progrès, sinon ce n'est plus un progrès républicain, c'est un progrès d'oligarques, de bourgeois.
Et si Monsieur Riccardo entend rembourser la PMA pour toutes, où sera pris l'argent ? Dans l'éducation ? Dans les aides sociales ? Ce monsieur est comme Andreas Berg, il ne pond pas des lingots d'or pour contrebalancer ses dépenses.
Faute de cohérence dans ce qu'il dit de son programme entre deux discours plein d'airs, il est résolument certain que sa feuille de route ne sera pas en faveur du progrès.

Enfin celui-ci finit par dire qu'il est "modéré". C'est son plus bel argument de vente ; la modération entre le MUR et la Gauche. On croirait voir la réclame pour une bière sans alcool.
Seulement faut-il lui dire que lorsqu'on encourage la production de richesse, lorsqu'on souhaite développer encore plus l'économie destructrice de l'environnement, lorsqu'on veut encore plus augmenter les inégalités par de plus amples libertés et moins de financements pour que les masses laborieuses accèdent à ces jouissances, lorsqu'on n'a aucune cohérence entre ses propos, lorsque l'on ne peut faire un discours démagogique sans défendre deux propositions contradictoires, lorsqu'en somme, on est Albert Riccardo, on est pas modéré.
La modération ce n'est pas de continuer à détruire encore plus nos forêts, la modération ce n'est pas de creuser encore l'écart de richesse et de services accessibles entre les plus pauvres et les plus riches, la modération ce n'est pas d'avoir un contrôle modérée sur une société immodérée.

Cependant faute de propositions de sa part et de clarté quant à sa vision de la politique, il m'est impossible de conclure quoi que ce soit à propos d'Albert Riccardo sinon que le fond de ses discours est ridicule au niveau des idées, de ce qu'il défend, de ses valeurs. Le seul argumentaire qu'il est capable de rabâcher c'est celui d'être du centre donc entre la gauche et la droite, et croit qu'il va pouvoir ramasser les déçus de la gauche et de la droite ainsi. Ces déçus qu'il croit en très grand nombre et sur lesquels il base ses prétentions présidentielles.

Julien Chastain, 7 septembre 169


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Les Grands Menteurs Présidentiels 3 : Alexandre de Brétigny et les Affaires Sociales


Dans cette série d'articles nommée "Les Grands Menteurs Présidentiels", les programmes des différents candidats opposés à l'Union de la Gauche seront décortiqués et critiqués par l'analyse rationnelle des propositions.

Au détour d'un meeting à Menargues, seule ville que le MUR n'a pas été capable de prendre aux élections municipales malgré une alliance tripartite pourtant annoncée largement majoritaire face à une alliance bipartite de la Gauche, et ce malgré une division de la Gauche avec la candidature dissidente d'un membre du RSE ; le candidat de Brétigny a annoncé qu'il souhaitait montrer la dimension sociale du mouvement qui, selon lui, manquait cruellement et lui a fait défaut lors des élections municipales.
Par quelles mesures compte t-il répondre à ce besoin de politique sociale qui s'exprimerait chez le peuple ostarien ? D'abord, il propose l'instauration d'une bourse pour tous les étudiants, ensuite un code du travail encadrant les contrats de travail, la création d'un contrat d'apprentissage à 15 ans, également ils comptent créer une agence pour l'emploi et du travail d'utilité publique, mais aussi encadrer les licenciements et démissions, et pour les limiter créer des périodes d'essai pour les employés, ils voteront également pour des conditions de travail humaines et la réduction de l'impôt de couverture maladie par deux !

Analysons les quelques réformes qu'ils proposent. Outre que l'encadrement des contrats de travail, des licenciements et des démissions étaient des propositions communistes que le MUR a rejeté en masse à l'Assemblée Nationale, nous avons droit à quelques bonnes idées. Par exemple, la création d'une Agence de l'Emploi. Le Parti absolu vient de se rendre compte que ce n'était peut-être pas si facile de trouver de l'emploi. Depuis le temps qu'ils gouvernent, c'est peut-être le moment d'agir. Car rappelons que le parti majoritaire a toujours voulu gouverner par lui-même et n'accepter que ses projets de loi, ou les propositions de l'opposition s'il les modifiait selon son bon vouloir.
Et depuis tout ce temps, il n'est jamais venu à l'idée du parti présidentiel, législatif et municipal, ni de créer une Agence pour l'Emploi, ni de créer un contrat d'apprentissage à partir de 15 ans, ni un encadrement des conditions de travail.

Passé le cap des bonnes mesures d'origine socialiste ou communiste qui proviennent miraculeusement du MUR (selon de Brétigny), le tableau est beaucoup moins reluisant. Premièrement il propose l'instauration d'une bourse pour tous les étudiants. Cela ne vous rappelle rien ? Moi, ça me rappelle le Revenu de Solidarité de la Commune pour les étudiants, instauré par l'Union de la Gauche, décrié par la droite, qui verse à chaque étudiant 400 O$ta par mois, 900 O$ta s'ils vivent sous le seuil de pauvreté. La différence majeure entre un revenu et une bourse, c'est qu'une bourse est une pension échelonnée pour un enfant, un revenu c'est une rémunération à un adulte. Considérant nos étudiants comme des adultes et leur rémunération pour leur futur apport à la société, Menargues leur octroie des revenus égaux à tous. Une bourse peut-être modulable selon des critères arbitraire contrairement au revenu solidaire.
Il s'avère donc que la bourse étudiante que veut mettre en place de Brétigny n'est qu'une pâle copie du Revenu Solidaire de la Commune des étudiants. A ce titre, nous voyons bien que d'une part, le projet de Brétigny est bien moins intéressant pour les étudiants que ce qu'il pourrait déjà mettre en place par les communes que possède le MUR, c'est à dire toutes sauf Menargues, la seule commune qui ait mis en place un système meilleur que les propositions de Brétigny.
C'est à dire qu'il est venu vendre à Menargues, la promesse qu'il sera fait au niveau national, un système pire que ce qui se fait déjà dans la Commune. Niveau communication, on a connu mieux.

Concernant le revenu d'utilité publique mis en place au niveau national mais appliqué par les maires puisque ce sont eux qui jugeront des actions dignes de mériter un tel salaire -d'ailleurs on se demande pourquoi ce n'est pas encore mis en place vu que le MUR possède toutes les municipalités, sauf une- l'idée serait excellente si elle n'était pas très mauvaise. Parce que d'une part, la rémunération ne doit pas être durable selon le Premier Ministre. C'est à dire que lorsqu'on demande à quelqu'un de repeindre un bâtiment ou de faire du soutien scolaire, on s'attend à ce que tous les autres bâtiments se repeignent d'eux-mêmes et que les élèves n'aient plus de soucis à partir de décembre. Les bases de ce projet sont donc erronées, car quelque travail d'utilité publique que ce soit, il faut qu'il dure dans le temps. Et il existe les fonctionnaires municipaux pour cela. Il en existe, payés par les communes pour repeindre les bâtiments, pour s'occuper des services électriques, de la plomberie publique, etc. Et il peut en exister pour s'occuper des élèves en difficulté et leur dispenser des cours de soutiens. Ils bénéficient alors d'un salaire durable, de droits syndicaux et d'un statut légal.
Ce que veut créer le Premier Ministre, ce sont des emplois jetables pour les mairies et des travailleurs jetables en dehors du système de retraite, de cotisation et de stabilité pour ces gens-là. Faire des petits boulots précaires un droit permanent pour le public et supprimer les services municipaux qui reçoivent des formations tout au long de leur carrière, en les remplaçant par des amateurs payés au lance-pierre.
Voilà le programme social de Brétigny !

Et cette flexibilité ne s'arrête pas là puisque le Ministre propose des périodes d'essais pour les employés et les employeurs ! En somme, pour de petits boulots, l'employeur "essaiera" plusieurs employés sans jamais les embaucher définitivement en "revenant sur leur décision". Car ces périodes d'essais représentent un excellent moyen pour le patronat de goûter aux joies du travailleur jetable. Durant cette période d'essai dont on ne connait pas l'étendu, les employés ne bénéficieront pas de formation, de droits syndicaux ou autre. En somme, ils sont les parfaites pièces interchangeables de l'économie capitaliste et au bout de cette période d'essai sans protection durable ou droits durables pour ces travailleurs, le patron rompra le contrat annonçant simplement que l'essai ne fut pas concluant et le travailleur lésé n'aura aucun moyen de faire appel, il aura été utilisé, payé peu et jeté.
Alors que les progrès sociaux avaient réussi à combattre cette vision du travail, le Premier Ministre saccage les avancées de l'ère Plassel pour réintroduire la vision surannée du capitalisme qui veut faire des employés, des rouages interchangeables d'une même machine de production.
Et quand ce projet aura été accepté, quand les forces laborieuses ne manifesteront plus contre celui-ci après une période de grande colère, le Président de Brétigny pourra légitimement proposer d'augmenter cette flexibilité à l'ensemble du salariat sur l'ensemble de son temps de travail. Comme si pour éviter les licenciements et démissions coûteuses aux caisses de solidarité et au patronat, le Président désirait que les employés soient plus flexibles. C'est une concurrence déloyale instaurée chez les travailleurs.

Enfin, la réduction de l'impôt de couverture maladie est un miroir aux alouettes et nous ne sommes pas des alouettes. D'abord, dans son discours, le Ministre premier explique que les recettes de l'impôt ne servent pas à la couverture maladie. Il dit donc très clairement que pendant tout ce temps, le Gouvernement en son âme et conscience a taxé les masses laborieuses, leur promettant une couverture maladie en plaçant l'argent autre part. Et pour se rattraper enfin, il veut en faire une cotisation sociale. Ce n'est que ce que nous demandons ! Cependant réduire cette cotisation sociale c'est réduire les aides qu'elles apporteront. De plus, de Brétigny prévoit une hausse de 4% du revenu des ménages, cependant il faut bien se demander à qui profitera cette baisse de cotisation. Il ne profitera pas aux pauvres travailleurs, mais aux riches. Ils cotiseront moins pour les quidams. Que les frais de santé soient moins bien remboursés ne les touche pas : ils ont les moyens de se les payer. Mais pour un pauvre travailleur, cela signifie que la part de ces frais augmenteront dans son revenu.
Donc la hausse de 4% du revenu des ménages touchera principalement et peut-être exclusivement ceux qui touchent de gros salaires et qui ne sont qu'une minorité dans notre pays.

Il apparaît donc clairement que le social n'est pas l'affaire du MUR qui ne parvient pas à inventer deux idées sans qu'elles ne soient qu'une illusion sociale et renferme en fait en son sein, une récession des droits sociaux pour les plus pauvres et les masses laborieuses. Le MUR ferait mieux encore de voler les idées de la gauche, au moins, elles sont sociales, elles !

Jusqu'à preuve du contraire, le domaine social est l'apanage de la Gauche ostarienne, que le Premier Ministre, le veuille ou non.

Julien Chastain, 16 septembre 169


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